Demande de révision des conditions de libération de Gbagbo : Le fondateur du parti frontiste ivoirien veut sa présidentielle de 2020

Demande de révision des conditions de libération de Gbagbo : Le fondateur du parti frontiste ivoirien veut sa présidentielle de 2020

Acquittés le 15 janvier et libérés le 1er février 2019, Laurent Gbagbo et son ex-«ministre de la rue» Blé Goudé restent en liberté surveillée, l’ex-chef d’Etat est à Bruxelles et le second aux pays-Bas.

Une libération sous condition qui n’a pas satisfait la procureure de la CPI, Fatou Bensouda qui a fait appel de cet acquittement, et qui a relancé tout ou presque.

Un double obstacle qui fait que Laurent Gbagbo ne peut se rendre ni en Côte d’Ivoire, encore moins prétendre à une participation à la présidentielle de 2020.

Un corset que les avocats de l’ancien président veulent ôter, ce qui les a conduits à introduire une requête en révision des conditions de cette libération laquelle liberté ressemble à s’y méprendre à un empêchement de leur client de rejoindre le bercail où l’attendent ses militants.

Pour Me Emmanuel Altit, avocat de Gbagbo, ce sont des écueils juridiques qui diriment toute chance de Gbagbo d’être candidat à la conquête de l’impérium ivoirien en 2020.

Enferrés dans des dédales juridiques qui font que Laurent Gbagbo pour quitter la Belgique, est astreint à une double autorisation, celles de la CPI et de l’Etat ivoirien, les avocats ont compris qu’il s’agit d’une barrière quasi-infranchissable, alors que l’échéance de 2020, c’est déjà demain !

Le draft de 22 pages introduit par les avocats le lundi 7 octobre auprès de la CPI, demande alors une «liberté immédiate et sans condition» de Gbagbo. De facto, la défense conteste la décision de la Chambre d’appel de la CPI, donc le recours de Fatou Bensouda, qui visiblement ne veut pas lâcher prise.

Ce nouvel rebondissement du dossier Gbagbo exhale encore une fois, une odeur de politisation de son transfèrement et de son procès.

Si 30 000 documents à charge, et 82 témoins n’ont pu prouver la responsabilité pénale de Gbagbo, que faut-il de plus pour le libérer ? Il est vrai aussi que les 3 000 victimes de l’interminable crise post-électorale de 2010, ne sont pas mortes de leur maladie.

Mais est-ce Laurent Gbagbo qui en est le (seul) responsable ? Avec cette nouvelle sortie des avocats, il est clair, que le fondateur du FPI tient à la présidentielle de 2020, son ultime combat politique peut-être. Pourra-t-il regagner la Côte d’Ivoire et le mener ? Rien n’est moins sûr.

La REDACTION

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