Dénonciation des Accords de défense du Mali avec la France : 4 mois d’une veille à toute épreuve pour Barkhane et Cie

Dénonciation des Accords de défense du Mali avec la France : 4 mois d’une veille à toute épreuve pour Barkhane et Cie

Paris et Bamako ne sont pas en osmose sur cette rupture d’Accords de défense justifiée du côté de Bamako, par «de multiples violations de son espace aérien» (le survol de la base de Gossi et les vidéos et photos compromettantes prises) et des «atteintes à sa souveraineté nationale».

Dès donc ce 2 mai, tout ce que fera un soldat de Barkhane ou Takuba sera scruté à la loupe et gare à la moindre incartade. «A partir de cet instant, il n’y a pas de base légale pour la France d’opérer sur le sol malien», a martelé le ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop.

Evidemment, le Quai d’Orsay s’inscrit en faux contre cet oukase, et y voit «une décision unilatérale, injustifiée et conteste la prétendue cinquantaine de violations de l’espace aérien malien».

Selon plusieurs analystes, il n’y avait pourtant pas de quoi fouetter un chat et si les rapports entre les 2 pays étaient très tendus, ce dernier acte d’une série posée par Bamako est excessif et pousse la France au mur.

En effet, depuis que les soldats français font leur paquetage pour quitter le Mali, la France redoutait qu’elle ne reçoive sous une forme ou une autre, une injonction à dégager en quelques jours. Faire déménager 2 400 soldats de différents casernements militaires, avec leurs logistiques, les armes et toute la panoplie militaire de Barkhane et Takuba en quelques semaines relève de l’impossible.

C’est pourquoi d’ailleurs, sentant ce piège, Macron avait prévenu que la France part, mais mettra le temps nécessaire pour ramener ses soldats et leurs logistiques hors du Mali. Et le temps que la France s’était donné est de 6 mois, il en reste 4 ! Mais ce sera 4 mois  de galère, de tentatives d’humiliations, de chausse-trappes, car la pression que vient de mettre le Mali en rompant ces Accords de défense, vise, si l’on veut être objectif, à compliquer le départ des soldats français et étrangers. En effet, si tout ce que fera la France sur le sol malien est frappé du sceau censitaire de cette «rupture d’Accords», alors ce sera 4 mois de durs labeurs de veille permanente, pour ne pas commettre la moindre peccadille.

Exemple, si sur son chemin de redéploiement sur le Niger, des soldats de Barkhane sont attaqués sur le territoire malien, doivent-ils restés cois, le fusil au pied et se faire massacrer ? S’ils tombent à contrario sur des villageois aux prises avec des terroristes, doivent-ils se tenir à carreau, parce qu’ils quittent le Mali et laisser ces pauvres hères à leur triste sort ?

C’est une rupture d’Accords-piège que vient de tricoter le Mali à Barkhane, qui doit maintenant aller au casse-pipe terroriste sans réagir au risque d’être accusée de massacrer des pauvres populations sans défense. Ce qui est impensable, car Barkhane se défendra et rendra les coups. 4 mois de vigilance éternelle, voilà ce à quoi sont condamnés Barkhane et Takuba, une façon pour la Transition de récolter les lauriers de cette énième bravade envers une ex-Métropôle.

La REDACTION

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