Dialogue national au Cameroun : Le pari risqué de Biya Puissance 7

Dialogue national au Cameroun : Le pari risqué de Biya Puissance 7

Le premier ministre Joseph Dion Nguté aura en tout exécuté la tâche à lui confiée par le président Paul Biya.

C’est lui, ressortissant des régions anglophones, sujet central de cet arbre à palabre qui dirigera les travaux de ce grand dialogue natioanl.

Hier 30 septembre et ce, jusqu’au 4 octobre, 1 500 personnes des différentes couches socio-politiques vont pinailler sur les velléités séparatistes des régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest du Cameroun.

Dans la cuvette du palais des congrès, le ‘’la’’ de cette rencontre-armistice a été donné par un symbole fort avec l’hymne national du Cameroun entonné par des ex-jeunes combattants de ‘’l’Ambazonie’’, en anglais SVP, lesquels jeunes se disent prêts à rendre les armes, mais, seulement avec des assurances et des garanties gouvernementales.

Lors du discours du chef de l’Etat Paul Biya annonçant l’évènement, le format de ce dialogue national avait été campé : arrêt des hostilités dans lesdites zones anglophones, cessation des revendications sécessionnistes, arrêt des attaques contre les Forces de l’ordre et les symboles de l’Etat, et si plus, amnistie du prince.

Ce grand dialogue annoncé par le n°1 camerounais avait été accueilli froidement par des partis politiques et pas des moindres, le SDF, et surtout, le MRC, dont le leader, Maurice Kamto, candidat malheureux à la présidentielle est embastillé depuis des mois. Il n’est pas jusqu’aux syndicalistes qui restent réservés sur les tenants et aboutissants de ce face-à-face.

Il faut dire d’ailleurs que parmi les 16 leaders autonomistes anglophones, beaucoup sont aux abonnés absents, soit emprisonnés, soit en exil à l’extérieur. Pour eux, ces discussions confinent à de la comédie pour amuser la galaxie et pas question de servir et faire-valoir à cette farce nationale. En effet, comment discuter, alors que certains vis-à-vis sont en prison ou en fuite ?

Mais quoiqu’on dise, convenons-en, ce grand rassemblement ne recoudra le tissu social et politique du Cameroun, atteint de relents scissipares, mais il aura le mérite de poser quelques jalons, qu’on espère féconds, et il faudra plus qu’un seul arbre à palabre pour recoller les morceaux. Et Paul Biya sait bien que c’est un pari risqué qu’il a lancé.

La REDACTION

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