Dialogue social : la rencontre gouvernement-syndicats n’a pas eu lieu

Dialogue social : la rencontre gouvernement-syndicats n’a pas eu lieu

C’est un nouveau rendez-vous manqué entre le gouvernement et les syndicats. Initialement prévue pour se tenir du 16 au 20 décembre, la traditionnelle rencontre gouvernement/syndicats a été annulée au dernier moment. L’information a été livrée à travers un communiqué du Service d’information du gouvernement (SIG) dans la journée du mardi 17 décembre 2019. Dans ledit communiqué, il est indiqué que c’est suite à la défection du président de mois de l’Unité d’action syndicale (UAS) que cette rencontre a été reportée à une date ultérieure. Toujours selon le texte,  l’Unité d’action syndicale a décliné l’offre, pour des raisons organisationnelles. «L’UAS n’est pas prête pour la tenue de la rencontre du 16 décembre au motif qu’elle a convoqué une Assemblée générale pour la date du 18 décembre 2019», a-t-il justifié. Tout en déplorant, le désagrément causé par la réponse tardive de l’UAS, le gouvernement s’est dit disposé à poursuivre le dialogue.

Rappelons que dans le cadre des préparatifs de cette rencontre, les responsables syndicaux avaient eu une séance de travail avec le chef du gouvernement, Christophe Dabiré, le 2 décembre dernier. Elle avait pour objectif d’aplanir les divergences notamment, l’épineuse question de la suppression de l’Impôt unique sur les traitements et  salaires (UITS) posée par l’UAS.

Le 21 mai 2019, la partie syndicale avait soulevé comme préalable à la tenue de cette rencontre  la suppression de l’Impôt unique sur les traitements et salaires (IUTS) prélevé sur les primes et indemnités servies aux travailleurs au niveau du privé et des établissements publics et parapublics de l’Etat. L’UAS avait du reste quitté la salle.

Pour le gouvernement, il s’agit là d’une question très complexe en raison des particularités de l’IUTS qui constitue d’une part l’un des impôts les plus stables et rentables du budget de l’Etat. D’autre part, la suppression de l’IUTS sur les indemnités pose de nombreuses problématiques dont les plus importantes sont celles de la non-discrimination fiscale, la justice fiscale et, surtout, la question de l’effet de la suppression de l’IUTS déjà prélevé sur les primes et indemnités servies aux travailleurs du privé et des établissements publics et parapublics de l’Etat.

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