Double attentat du 2 mars 2018 à Ouagadougou : Les huit soldats inhumés au cimetière de Gounghin

Double attentat du 2 mars 2018 à Ouagadougou : Les huit soldats inhumés au cimetière de Gounghin

Les huit militaires burkinabè morts, lors du double attentat terroriste du 2 mars dernier, perpetré par le GSIM d’Iyad Ag Ghaly, ont été inhumés le mercredi 7 mars 2018, dans l’après-midi, au cimetière municipal de Gounghin. C’était en présence d’une foule nombreuse.

L’émotion était perceptible au cimetière municipal de Gounghin, le mercredi 7 mars 2018, dans l’après-midi. C’était lors de l’inhumation des huit soldats tombés, suite au double attentat terroriste perpétré à Ouagadougou, le 2 mars dernier. Du camp Sangoulé Lamizana, où l’on a prié pour le repos de leur âme, les huit soldats ont été conduits à l’aide d’un porte-char au cimetière. Il s’agit du colonel-major Lallé Djibril, de l’adjudant-chef Ouédraogo Hyacinthe, du sergent Sanou Florent, du sergent-chef Mando Idrissa, du soldat de 1ère classe Kohoun Yoropo, du soldat de 2e classe Nikiéma Assami, de l’adjudant-chef-major Kiemdé Louis et du maréchal des logis (MDL) Diabri Razakou. Ils ont reçu chacun, une décoration (médaille d’honneur militaire) à titre posthume, avant leur enterrement.

Une foule nombreuse, composée d’éléments des Forces de défense et de sécurité (FDS), d’autorités politiques, religieuses et  coutumières, d’amis et de connaissances, etc. a assisté à l’inhumation. De l’oraison funèbre lue par le colonel-major Théodore Naba Palé, il ressort que les soldats tombés étaient exemplaires dans l’exercice de leur métier. Le plus ancien, le colonel Djibrill Lallé avaient 36 ans de service, tandis que le moins ancien, le soldat de 2e classe Assami Nikiéma n’avait qu’un an trois mois de service.

Le combat continue

Dans son intervention, à l’issue de l’inhumation, le chef d’état-major des armées du Burkina Faso, le général Oumarou Sadou, a estimé que les huit soldats ne sont pas tombés en vain. Pour le général Sadou,  après la mort des huit soldats, leurs frères d’armes en vie ne vont pas rester les bras croisés, car, a-t-il martelé, «le combat va continuer». Il a souligné le fait que le Burkina Faso se situe dans une sous-région qui est engagée dans une action de mise en commun des ressources pour combattre le terrorisme.

A entendre le chef d’état-major des armées burkinabè, son pays seul ne pourra pas gagner la lutte contre les terroristes. «Nous serons toujours là avec les autres», a-t-il affirmé. Et de mentionner que l’armée nationale a besoin du soutien de toute la nation, de toutes les populations, qu’elles soient en ville ou en campagne, pour accompagner les Forces de défense et de sécurité (FDS). Le général Oumarou Sadou se dit convaincu que le soutien des populations peut permettre d’éviter de déstabiliser le moral des FDS qui constitue aussi une arme pour eux.

Le vendredi 2 mars dernier, des attaques terroristes ont  ciblé l’état-major général des armées et l’ambassade de France à Ouagadougou, faisant 16 morts (8 parmi les Forces de défense et de sécurité (FDS) burkinabè et 8 chez les assaillants), ainsi que 85 blessés. 

Alexandre TRAORE

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