Double plainte pour viol opposant Sophie Dencia à KKB : Sexus politicus gênant  en Côte d’Ivoire

Double plainte pour viol opposant Sophie Dencia à KKB : Sexus politicus gênant  en Côte d’Ivoire

Double plainte déposée hier 29 septembre 2021, au parquet ivoirien par l’artiste Sophie Dencia prétendant qu’elle aurait été violée par le ministre de la Réconciliation nationale, Kouadio Konan Bertin (KKB), et une autre déposée par ce dernier pour diffamation.

La victime, une chanteuse camerounaise effectivement bien cadeautée par Dame-Nature, soutient que le ministre l’aurait entrainée de force courant le 9 avril dernier à Divo pour la violer. S’en suivront des rumeurs et une audio qui est devenue virale sur une prétendue somme de 10 millions que KKB aurait proposés à la femme pour son silence… Jusqu’à cette double plainte d’il y a 24 heures.

Première observation, c’est que lorsqu’on est un homme public, de surcroit, un ministre de la République, on se doit de faire attention à ses fréquentations surtout féminines, à sa conduite, bref à sa vie privée pour éviter le dangereux cocktail du mélange des genres.

Ensuite, sans connaître ce qui s’est réellement passé, il faut noter que ledit viol date d’avril, cela fait 6 mois qu’il aurait eu lieu. Pourquoi Dencia Sophie a-t-elle attendu si longtemps avant de réagir, quand on sait qu’un viol laisse des séquelles physiques et psychologiques ? Pourquoi avoir alerté le monde sur ce viol, un semestre après ?

C’est une énigme que le parquet devra élucider ainsi que les circonstances de lieu et de temps sur ce crime. A-t-elle été droguée avant l’acte ? L’a-t-il battue et ligotée pour satisfaire sa libido ? Est-ce un chantage à l’égard de KKB, dur à cuir, s’il en est car quand on s’est opposé à Bédié au sein du PDCI, quand on a subi diverses avanies, et qu’on s’est présenté à la présidentielle de 2020 avec comme 2% de suffrages récoltés, il en faut plus pour être ébranlé, quoique son image ait été un peu écornée. Ce qui arrive à KKB rappelle étrangement la mésaventure du Sénégalais Ousmane Sonko accusé lui aussi en début mars 2021 par une masseuse à Dakar d’avoir été violée. Ça commence à bien faire. Ceci étant, il est gênant de parler de la vie privée d’une personnalité.

Parlons plutôt du sexe et de la politique. Les secrets d’alcôve en milieu politique sont des secrets de Polichinelle. En Afrique et sous tous les cieux. L’Homo politicus a toujours attiré les femmes, car le pouvoir a toujours été perçu chez le genre comme une suprématie de la virilité. La vie de l’Homo politicus est traversée de part en part d’histoires de Cupidon. Maîtresses ou 2e ou 3e bureau sont indissociables du pouvoir, à l’image des favorites royales sous l’Ancien régime en France. Quand un homme politique monte sur une tribune, harangue une foule d’ouailles en délire, quand intervient le grand soir ou lorsqu’un homme est bombardé ministre ou directeur général, ce qu’il n’espérait pas même dans ses rêves les plus fous, on a l’impression que son taux de testostérone monte à la vitesse grand V et qu’il est pris d’une envie inenable.

N’importe quel homme de pouvoir vous dira aussi sous l’anonymat, que la gente féminine a un faible pour l’homme de pouvoir, elle se sent en sécurité avec ce dernier, et dans une perspective psychanalytique, elle estime que perpétuer sa descendance avec un tel homme, conférera à sa lignée plus de chance de réussir dans la vie !

Et facilement, l’Homo Politicus peut glisser à la prédation sexuelle : Le pouvoir et l’argent que ça confère donne des ailes et l’Homo Politicus  se métamorphose vite en sexus politicus. A la réalité, chacun sait, et dans certains pays, il y a même une police des alcôves qui tient une chronique dans ses archives dans certains pays occidentaux. Sexe et politique sont intimement liés et beaucoup d’hommes de pouvoir avouent qu’une guerre s’est déclenchée ou a été évitée grâce à … une paire de fesses !

Chacun sait que le pouvoir est un puissant viagra, et inversement, que les femmes raffolent des hommes de pouvoir. C’est quand ça rate que ça devient gênant. Il ne reste plus qu’aux princes et puissants du moment à faire attention, la chair est faible dit-on mais tout est contrôlé par le cérébral, c’est ce qui distingue d’ailleurs le bipède pensant qu’est l’homme des animaux.

La REDACTION

COMMENTAIRES

WORDPRESS: 0
Aujourd'hui au Faso

GRATUIT
VOIR