Doumbouya chez Goïta, Dossier 46 militaires ivoiriens :  Même déportée à New York, la CEDEAO aura maille à arbitrer

Doumbouya chez Goïta, Dossier 46 militaires ivoiriens : Même déportée à New York, la CEDEAO aura maille à arbitrer

La ville-pomme inspirera-t-elle les chefs d’Etat de la CEDEAO, qui y tiennent un sommet iconoclaste de la CEDEAO consacré aux 46 soldats ivoiriens et à la Transition guinéenne ? On ne sait pas si New York sera plus propice qu’Accra, mais sur les 46 soldats ivoiriens toujours détenus à Bamako, pour activités barbouzardes, la CEDEAO devra trouver une solution d’autant que son médiateur attitré, Faure Gnassingbé était sur une bonne lancée, ayant réussi à libérer 3 soldates, et promesse étant faite d’élargir les 46 autres, si à entendre le chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey, et le ministre-directeur de cabinet de Ouattara, Fidèle Sarassoro, avant que toute cette perspective ne soit remise en cause.
L’impromptue rebuffade du Mali qui exige désormais qu’on échange les 46 soldats contre Karim Keïta et Hubert Tiémam Coulibaly a semé le trouble dans cette affaire d’Etat.
Et au cœur de cette brouille dont les 46 soldats sont devenus la monnaie d’échange, sinon d’un presque sordide marchandage, au milieu donc de ce dossier brûlant, il y a la CEDEAO.
Car, sans le dire ouvertement, le Mali semble vouloir en découdre avec le voisin, parce que tout indiquerait, vu de Bamako, Alassane Ouattara aurait été à la manœuvre dans les lourdes sanctions qui ont frappé le Mali, décrétées par la CEDEAO. Une façon de solder les comptes que de détenir ces 46 soldats et d’exiger de rendre d’ex-dignitaires du régime d’IBK refugiés à Abidjan ?
C’est d’ailleurs à quelques heures de l’ouverture de ce sommet inédit de la CEDEAO de par le lieu (New York) et le dossier principal (46 soldats ivoiriens) que le chef de la Transition guinéenne, le colonel Mamadi Doumbouya, a foulé le sol malien, hier 21 septembre dans l’après midi sa toute première visite depuis son putsch, et ce, quelques jours après le séjour d’un autre président-kaki, le Burkinabè Paul-Henri Sandaogo Damiba, qui se trouve lui dépuis hier aussi à New-york pour le raout onusien.
Est-ce pour conseiller et recevoir pareillement de Goïta que Doumbouya effectue cette visite ? Que peuvent se dire 2 putschistes, quadra qui sont dans la ligne de mire de la CEDEAO ? Trouver une stratégie pour faire d’une pierre 2 coups, résoudre la question des 46 soldats ivoiriens, et échapper aux sanctions qui pendent sur la Guinée ?
Car si le Mali a écopé des sanctions de la CEDEAO, c’est à force de jouer au dilatoire depuis le double coup d’Etat, et si la CEDEAO à un certain moment a manqué de tact, l’organisation sous-régionale ne pouvait pas laisser le précédant malien «impuni», même si malgré tout, il a fait tache d’huile en Guinée et au Burkina.
Comment échapper à ces sanctions qui pourraient frapper inopinément la Guinée ? Voilà peut-être une problématique qui sera discutée à Kati entre Doumbouya et Goïta.
A des milliers de kilomètres de là, cet après-midi donc à New York, la CEDEAO, outre l’affaire des 46 soldats ivoiriens, la CEDEAO palpera le cas guinéen. Et les chefs d’Etat doivent arbitrer sereinement dans l’un comme dans l’autre cas. Il s’agit d’ailleurs d’un triangle politico-militaire : Mali-Côte d’Ivoire-CEDEAO, dans lequel les dirigeants sont encore attendus.
S’ils se montrent complaisants, défaillants ou attentistes, les conséquences peuvent être désastreuses. S’ils cognent fort, et s’aliènent le Mali, déjà sur les dents, la sous-région pourrait aussi en pâtir. C’est une véritable quadrature du cercle qui est sur la table de la CEDEAO à New York, une CEDEAO qui, par la multiplication des affaires brûlantes, est désormais au premier plan, mais en même temps joue sa crédibilité, ou son désamour avec les peuples.

La REDACTION

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