Drame de l’école à Maradi au Niger : Passée l’émotion, l’érection d’infrastructures scolaires est une priorité

Drame de l’école à Maradi au Niger : Passée l’émotion, l’érection d’infrastructures scolaires est une priorité

L’émotion reste vive et les interrogations se bousculent dans les esprits après le drame de l’école AFN de Maradi où 25 enfants ont péri dans l’incendie des classes sous paillotes. Ce drame qui vient rappeler celui de 2020 au quartier Pays-Bas de Niamey ( une vingtaine de victimes) remet au goût du jour et pose avec acuité la problématique des écoles sous paillotes et plus encore, les conditions de scolarisation et d’apprentissage précaires de milliers d’enfants d’Afrique.

Une fois de plus, des tout-petits partis à la recherche du savoir sont morts brûlés vifs faute d’infrastructures adéquates pour les protéger et les mettre à l’abri du danger. Si jusque-là, on ignore les causes de ce énième drame, il n’est nul besoin d’aller rechercher les responsables ailleurs que dans les sphères de l’Etat. Plus que jamais, la responsabilité de l’Etat et par ricochet des gouvernants est engagé dans cet hécatombe qui frappe les élèves des écoles sous paillotes. En une année, près de cinquante enfants nigériens sont ainsi passés de vie à trépas.

Suite à cette tragédie qui a meurtri plus d’un, le gouvernement a décidé de l’interdiction formelle des classes en paillotes au niveau du préscolaire sur toute l’étendue du territoire et appelé  la population à redoubler de vigilance et invite les autorités administratives régionales à prendre les mesures qui s’imposent pour sécuriser les écoles.

Mais au-delà de l’émotion suscitée par cette nouvelle tragédie, il convient de rappeler la nécessaire réforme en matière d’éducation. Le président Mohamed Bazoum touchait du bois le 2 avril dernier à l’occasion de son investiture, lorsqu’il promettait de profondes réformes dans ce secteur qui en a grand besoin. Bannir les écoles sous paillotes, dans un pays pauvre et enclavé comme le Niger, de surcroit frappé par l’hydre terroriste, constitue un projet pharaonique et un défi titanesque. Pour y parvenir, il faudra s’entourer des meilleurs atouts tels que la rigueur, la transparence dans la gestion des fonds. C’est à ce prix que tout sera mis en œuvre pour offrir des infrastructures adéquates et durables aux enfants de ce pays qui ne demandent que d’un cadre idéal et sécurisé pour leur scolarisation. Et sur  cette rigueur, on peut compter sur le président Bazoum.

La rédaction

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