Effet Talon-Yayi et levée d’écrou de 17 prisonniers par la CRIET au Bénin : A quand le retour d’Adjavon et la liberté pour Aïvo et Reckya ?

Effet Talon-Yayi et levée d’écrou de 17 prisonniers par la CRIET au Bénin : A quand le retour d’Adjavon et la liberté pour Aïvo et Reckya ?

Les choses sont allées à la vitesse grand V au Bénin : 24 heures après l’aparté cordial et sympathique entre le président Patrice Talon et son prédécesseur Boni Yayi, à la présidence, 17 prisonniers politiques humaient l’air de la liberté. La levée d’écrou a été signée par la juge des libertés et de la détention sur demande du procureur spécial de la CRIET.

Il n’y a pas meilleur effet Talon-Yayi que la liberté recouvrée par ces 17 prisonniers dont la plupart était des militaires et quelques civils, qui croupissaient dans les geôles depuis février 2020. Bien sûr depuis 2019 en particulier, depuis les législatives particulières au Bénin (sans l’opposition exclues par des lois électorales iniques) depuis cette époque, la société civile, l’Eglise, et des voix de personnalités physiques et morales ont chanté en chœur la libération des prisonniers politiques et l’avènement d’une osmose nationale.

En vérité, depuis l’embastillement des opposants Reckya Madougou et Joël Aïvo, de nombreux Béninois, sont vent debout pour que l’ex-quartier latin de l’Afrique retrouve sa brillance démocratique de jadis. Objurgations entendues par Talon qui a besoin aussi de lâcher du lest.

Mais incontestablement, c’est le rapprochement Talon-Yayi qui a été le déclic de cette décrispation tant souhaitée par les uns et les autres. Déjà, en septembre dernier lorsqu’il s’était rendu au palais de la Marina, Boni Yayi et le maître des lieux avaient déblayé le terrain.

Ce 14 juin, c’est de «paix» et «de cohésion sociale» que «l’ex» et l’actuel président ont parlé et Boni Yayi avait dans ses mains une liste de prisonniers qu’il souhaitait voir libres qu’il a soumis au premier magistrat du Bénin. Lequel a accédé sans traîner le lendemain par cet élargissement des 13 prisonniers.

Reste maintenant les délicats cas de Reckya Madougou et Joël Aïvo, les 2 opposants qui ont pris l’une, 20 ans et l’autre 10 ans pour attentat à la sûreté de l’Etat. Peut-on oublier l’autre opposant Sébastien Adjavon en exil à Paris qui avait écopé 5 ans de prison, pour une sombre affaire de drogue, d’où exhalent des dessous politiques ?

A quand la liberté pour toutes ces personnalités ? A quand le retour des exilés politiques, car il y a Adjavon, mais il y a Koupaki et autres ? Patrice Talon a-t-il décidé de dérider l’atmosphère politique ? En tout cas, c’est bien le souhait de tous dans ce Bénin, que politiquement, beaucoup ne reconnaissent plus.

La REDACTION

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