Effondrement d’un immeuble à Lagos : Le prix de l’impéritie

Effondrement d’un immeuble à Lagos : Le prix de l’impéritie

Hier mercredi  13 mars 2019, un immeuble de quatre étages abritant une école s’est effondré dans un quartier populaire de Lagos, avec de nombreuses victimes, dont des enfants, pris au piège des décombres, selon un journaliste de l’AFP et des témoins sur place.

Une marée humaine entourait les lieux de l’accident près du marché Itafaji, pendant que les secours – Croix-Rouge nigériane et Agence nationale de secours (Nema) – tentaient de dégager des victimes.

Le dernier étage de l’immeuble abritait une école maternelle et primaire, mais il était encore difficile dans l’immédiat d’établir un bilan des personnes blessées ou décédées, une grande confusion régnant sur place. «Nous essayons toujours de savoir combien de personnes sont piégées à l’intérieur», a déclaré à l’AFP un officier de police, Seun Ariwyo, estimant qu’elles sont probablement très nombreuses. «Au moins 20 (personnes) ont déjà été sorties», a-t-il ajouté sans pouvoir dire si elles étaient vivantes. Derin, un jeune du quartier ayant participé aux opérations de sauvetage sur le toit de l’immeuble de quatre étages, a lui affirmé qu'”au moins 10 enfants” étaient encore piégés dans les décombres à la mi-journée, “apparemment en vie”. Des effondrements meurtriers de bâtiments se produisent fréquemment au Nigeria, où les règles de construction sont régulièrement bafouées. L’accident le plus médiatisé s’est produit en septembre 2014, lorsque 116 personnes, dont 84 Sud-Africains, ont été tuées à Lagos après l’effondrement d’un bâtiment de six étages dans lequel un célèbre télévangéliste, Joshua TB, prêchait.

Au Nigéria comme dans de nombreux pays africains, il existe bien un ministre de l’habitat, une kyrielle de structures chargées de contrôler la construction des immeubles, mais hélas, la corruption, la pagaille, l’esprit de lucre font que ce sont des châteaux en sable qu’on érige au détriment de tous ces contrôles :

-Absence d’architecte et d’ingénieur

-non-respect du dosage des matériaux de construction

-absence de permis de construire, si fait qu’un immeuble de 2 niveaux, au fil des années se transforme en R+5…

Pour une telle irresponsabilité, voilà plusieurs jeunes écoliers qui paient de leur vie au Nigéria. On espère que le général-président Muhamudu Buhari, fraichement réélu tapera fort. Mais le cas nigérian interpelle tous les autres pays des tropiques, car le développement que tout le monde appelle de ses vœux commence d’abord par le sérieux dans ce que chacun fait. Le bénéfice dans le travail bien fait.

La rédaction

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