Elimination des Etalons au CHAN 2020 : Burkina 0 – 0 Cameroun: Que des regrets !

Elimination des Etalons au CHAN 2020 : Burkina 0 – 0 Cameroun: Que des regrets !

Avec 4 points au compteur, les Aigles du Mali qui affrontaient le Zimbabwe ont  composté (1 à 0) tranquillement leur ticket pour le second tour. Les Etalons du Burkina malgré une belle prestation, quittent la compétition. La rançon d’un mauvais départ et une préparation physique qui aurait émoussé les Etalons !

Interrogé sur une station FM de la place, le technicien togolais Tchanilé Banna avait délivré la clef de ce match phare de la troisième journée de phase de groupe entre les Lions du Cameroun et les Etalons du Burkina. «Tout dépendra de la détermination et de l’engagement des joueurs, mais aussi du système tactique qui sera mis en place. C’est l’équipe qui va mieux défendre qui l’emportera». En un mot, il s’agit de ne pas encaisser et c’est de cela qu’il s’est agi durant les 90 minutes.

L’angoisse du test Covid-19 levée, c’est dans un système de 4-3-3 que le sélectionneur Seydou Zerbo dit Krol a opté pour dompter les Lions devant leur public. Dans le majestueux stade omnisport Ahmadou Ahidjo de 60 000 places, seulement un tiers avait eu accès aux gradins. A la présentation des deux formations, les Lions n’ont pas battu les Etalons à l’applaudimètre. Seul le capitaine Salomon Charles Banga Bindjeme aura arraché quelques timides ovations. Le ton était donné, car à la vérité, cette formation des Lions locaux ne fait pas l’unanimité auprès des camer. Une brèche qui peut profiter aux Etalons qui ont séduit plus d’un lors de leur deuxième sortie devant le Zimbabwe, remportée sur le score de 3 buts à 1.

Disposés dans un schéma de 3-2-3 avec un seul attaquant en pointe, les Lions, empêtrés comme toujours dans des histoires de primes, n’abordent pas l’ultime rencontre de groupe avec sérénité. Le moindre faux pas devant la fringante formation burkinabè peut leur être fatal. La pression s’est d’autant plus accentuée qu’ils jouent devant un public versatile. Toujours imprévisible. Néanmoins, le vacarme déclenché par l’entrée des indomptables a démontré que le public était avec leurs Lions. Après tout, dans un pays miné par la corruption, le népotisme et de profondes divergences politiques, les Lions sont peut-être bien, ce qui lui reste comme unité de valeur commune. En attendant le grand raout (CAN) de l’année prochaine, le CHAN constituait un os de pitance non moins important, à même de mettre en exergue, la face paternaliste du guide indéboulonnable, si ce n’est la puissance du roi Lion.

Le début de la partie est orné par deux tirs de loin de l’équipe locale. Sans doute une envie de tester le gardien de but burkinabè, quelque peu fébrile lors des deux premières rencontres. La réplique burkinabè est immédiate. Dominateurs, les Etalons s’offrent deux occasions nettes de but. Coup sur coup, Mohamed Lamine Ouattara et Ismahila Ouédraogo dit N’golo Kanté rate le dernier geste. Les Lions souffrent mais ne cèdent pas aux coups de sabots. Le premier quart d’heure du gardien de but burkinabè Aboubacar Sawadogo est plutôt paisible. Hormis quelques coups de pied arrêtés, les Lions n’inquiètent que très peu les visiteurs. D’ailleurs, c’est seulement à la 35e mn qu’ils bénéficieront de leur premier corner.

Pendant que les Etalons déroulent un beau récital stérile, les Maliens eux, prennent leur ticket au calme du côté de Douala. L’espoir d’une victoire Zimbabwéenne s’estompe, les Etalons doivent impérativement dompter les Lions. Ils y parviendront dans l’élaboration du jeu, mais sans jamais planter le but libérateur.

Au terme des trois matchs de poule, les Etalons plient bagages comme ce fût le cas lors de leur précédente participation. Ainsi donc, l’une des équipes la plus séduisante du groupe est éjectée. Elle paye sans doute la rançon d’un mauvais départ, résultant du mauvais choix des hommes. Le sélectionneur Krol a cru bon de réinventer le football, alors qu’il aurait fallu simplement aligner les garçons en forme du moment. Ils sont connus. Selon certaines indiscrétions, la charge du travail physique n’aurait pas non plus fait du bien à nos boys. Après 17 journées de championnat national, fallait-il vraiment engager un travail physique lors du stage camerounais ? En attendant que les spécialistes répondent à la question, il nous a semblé que les Etalons, incapables d’assurer le dernier geste, ont accusé un coup de fatigue.

Ils avaient tout pour aller le plus loin possible, les voilà out. Disons-le tout net, la défaillance est venue du tableau technique. Krol et son staff ont péché ! Le mythe du stade Ahmadou Ahidjo lui continue. Les Lions restent solides dans leur sanctuaire plein d’histoires footballistiques aussi mémorables que rocambolesques.

Hamed JUNIOR

Envoyé spécial à Yaoundé

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