» Basta scandaient les marcheuses. Si ça ne va pas, on divorce, on ne tue pas. » Ajoutaient -elles au milieu de ces femmes, le visage fermé, qui ont marché ce week-end en Afrique du Sud et au Cameroun contre les violences faites au genre, surtout pour dénoncer des féminicides qui commencent à prendre des proportions terrifiantes et également mettre en relief le silence quasi coupable, » laxiste « de la part des autorités compétentes. Le nombre de victimes fait froid au dos. En République sud-africaine, l’innommable fléau des femmes tuées est devenu un problème national avec 9 femmes tuées en juillet. La découverte régulière de ces corps de femmes mortes interpelle et en déferlant sur les rues de Pretoria et le Cap, ces femmes exigent que ces crimes qui meublent leur quotidien depuis le 15 juillet cessent.
« Nous en avons assez. Ramaphosa doit agir, on en a marre », entend-on crier à Kepton Park, Itinéraire où une des victimes a été trouvée, là les femmes ont fait un arrêt pour marquer le coup. Un millier d’étudiants ont joint leur chœur désapprobateur sur le campus du Cap.
À des milliers de kilomètres de la nation arc-en-ciel , au Cameroun, même émoi, mêmes dénonciations et même marche contre ces tueries de femmes. 8 tuées en huit jours en juillet et une soixantaine depuis janvier 2026. Ici aussi, c’est la loi de l’omerta qui est pointée du doigt. » Dites non aux féminicides, les femmes ont droit à la vie, » a laissé entendre une marcheuse. Cette loi des séries qui frappe la République sud-africaine et le Cameroun et pas seulement, car sous d’autres cieux africains, ce phénomène existe. Cette loi des séries doit cesser et pour y mettre fin, il faut durcir les aspects judiciaires en la matière et appliquer les sanctions sur les coupables. Ici au Cameroun, un projet de loi y relatif est en fabrique pour être déposé au Parlement en novembre 2026.
Le législateur doit sortir la grande artillerie pour non seulement dissuader, mais surtout punir les criminels, car c’est de cela qu’il devra s’agir. Les faits répétitifs sont suffisamment graves pour trouver des circonstances atténuantes pour les coupables. Celles considérées comme des éperons des hommes subissent en tapinois ces assassinats et diverses violences. Elles se sont mises debout en RSA et au Cameroun et cela devrait faire boule de neige ailleurs et normalement, ça doit cesser.
Aujourd’hui au Faso


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