Filière coton : Le Burkina guigne de nouveau sa 1ère place africaine

Filière coton : Le Burkina guigne de nouveau sa 1ère place africaine

Pour la réussite de la campagne cotonnière 2019-2020, le directeur général de la SOFITEX et son équipe ont effectué une sortie à Pê dans la région cotonnière de Houndé, le samedi 4 mai 2019. L’objectif était de partager avec les producteurs des messages relatifs aux préparatifs de la prochaine campagne et aussi écouter leurs préoccupations.

Les résultats de la campagne cotonnière 2018-2019, les perspectives de la campagne 2019-2020, le plan d’actions pour la campagne 2019-2020 ont été les points abordés lors de la rencontre entre l’équipe de la SOFITEX et les producteurs de la région cotonnière de Houndé. La campagne 2018-2019 a été caractérisée par une installation difficile des cultures, les traitements phytosanitaires rendus difficiles en raison de la forte pluviométrie, une pression parasitaire forte qui ont occasionné la production de 318 400 tonnes contre 448 886 tonnes, la campagne écoulée.

La bonne nouvelle du DG de la SOFITEX

Durant cinq heures d’horloge, le DG de SOFITEX Wilfried A. G. Yaméogo et son staf ont expliqué les nouvelles dispositions prises concernant le prix d’achat du coton graine qui a été augmenté de 15 F CFA et qui est fixé maintenant à 265 F/kg, le prix de cession des intrants réduit de 1 000 F CFA, donc 14 000 F le sac de NPK et d’urée et un maintien du prix de cession des insecticides à 3 800 pour les insecticides classiques et à 7 800 pour les spécialités. Cette entrevue a permis aussi d’informer que  compte tenu du contexte de la campagne qui s’est achèvée, l’Association interprofessionnelle du coton du Burkina (AICB) a décidé d’accorder 10 F de soutien aux producteurs afin qu’ils puissent faire face aux impayés internes. Ce qui fait 4 360 000 000 de francs pour l’ensemble des trois régions cotonnières. Cet appui exclu les 9 000 producteurs indélicats recensés au cours de la campagne écoulée ayant pris des intrants sans pour autant produire du coton. D’autres mesures sont également prises. Ce sont entre autres l’assainissement du fichier de base des producteurs de coton dans chaque SCOOPS-PC, le respect des règles d’octroi du crédit, le suivi individuel, l’expérimentation du crédit individuel, l’implication des agents de la SOFITEX dans la distribution des intrants, la signature d’un contrat de production, l’assurance récolte et Syniasigui. Pour l’amélioration des services de la SOFITEX au bénéfice des producteurs nous aurons : la mise à disposition de tous les intrants à bonne date, la formation des producteurs à travers les champs-écoles, la diffusion de spots et sketchs à la radio et à la télé, la mise en place de semoirs pour améliorer la densité et la rapidité de l’installation des cultures, la dynamisation du dispositif d’appui-conseil et le suivi rapproché par la densification du dispositif de suivi et d’agents des brigades de protection phytosanitaire. Plusieurs préoccupations et doléances ont été soumises par les producteurs. Au terme des échanges, les producteurs se sont engagés à faire de leur mieux pour une bonne campagne cotonnière.

Ils ont aussi apprécié les mesures, mais auraient souhaité améliorer plus le prix d’achat  du coton, le prix des intrants qui se rapprochent de ceux du Mali. Ils veulent s’assurer sur les dispositions qui ont été prises concernant la qualité des intrants et ce qui concerne le confort qu’ils auront sur le déroulement des opérations culturales. Ces dispositions ont été expliquées sous le leadership de l’Etat pour le contrôle de la qualité des intrants, des semences et les dispositions que la SOFITEX a pris pour pouvoir accompagner les producteurs. Le vœu de tous est que le Dieu Tout-puissant nous gratifie d’une bonne pluie et d’une santé de fer afin qu’ils puissent aller à l’assaut des hameaux de cultures pour la relance durable de la production cotonnière.

Daniel OUATTARA

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