Bronca-sidération-ire noire, le Maroc qui prend acte, les sentiments au lendemain de la déchéance de son titre continental du Sénégal par la CAF ont créé une onde de choc d’une historialité rare en la matière !
Fans-acteurs du football et profanes, chacun y va de son appréciation sur ce verdict de la CAF qui inverse le résultat acquis sur le rectangle vert au profit du tapis vert. Mais voilà groggy un moment en cette nuit frisquette au Sénégal, le pays des Lions de la Teranga a décidé de réagir au quart de tour.
Oui, les articles 82 et 84 ont été ceux sur lesquels s’est adossé la CAF pour infliger cette sanction aux hommes de Mané.
Oui, ce fut une finale à problèmes pendant quelques minutes. Les Sénégalais quittant la pelouse, Sadio Mané qui est resté échanger quelques mots avec Claude Leroy et rappeller ses coéquipiers. Le coach Pape Thiaw en fera de même. Puis, le jeu a repris et au coup de sifflet final, c’est le Sénégal qui a gagné.
Un Sénégal qui a donc décidé d’abord de déconstruire point par point les arguments juridiques qui ont dicté cette décision de la CAF, et qui compte ester devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour le rétablissement des faits, de la vérité et de son titre. (Lire page 9 la correspondance de la FSF à la CAF). Dans le dit épistolaire, l’instance fédérale du foot sénégalais passe au crible les griefs qui lui coûtent bonbon, les invalidant un à un au regard de la Loi 5 par l’International Football Association Board (IFAB):
– La suspension du match a été temporaire 15 mn
– Le penalty a été validé
– Le résultat a été obtenu sur le terrain
– Après le coup de sifflet final, le résultat est irrévocable !
Pourquoi un forfait à posteriori pour requalification des faits ?
– La CAF viole une doctrine du TAS (Conf. Loi IFAB)
– Le résultat de la finale a été homologué
– Le trophée a été remis aux Lions de la Teranga.
La Fédération sénégalaise de football (FSF) a saisi le TAS et somme en conclusion la CAF de rétropédaler pour annuler une décision « inique », qui jure non seulement avec le bon sens et les lois du foot.
Cette décision de la CAF est devenue d’ailleurs une affaire d’Etat, comme la finale après laquelle, le PM Sonko a dû aller au Maroc pour mettre balle à terre. Le gouvernement sénégalais exige une enquête internationale sur cette déchéance du onze national.
Que dire sur ce verdict de la CAF ? Elle est incompréhensible d’abord car à la lumière des faits bien qu’il y ait eu des couacs commis par le Sénégal, la finale s’est jouée et tout s’est passé dans les normes. Pourquoi 2 mois après un tel oukase qui jette le trouble sur l’impartialité de la CAF, et sa capacité à être l’instance au-dessus des désidératas divers ?
La CAF a –telle subi des pressions de lobbies ou même du Maroc pour tomber dans ce piège puéril ?
Car, une telle décision aurait été comprise 1 semaine, voire 2 semaines maxi, mais pas 60 jours après. En refusant d’avaler cet anaconda, le Sénégal est dans son droit et quelle que soit la grille d’analyse, ce verdict se cogne à la raison raisonneuse, surtout au vu du timing !
Sa posture par rapport au Sénégal dénote aux yeux de même ceux qui n’osent pas s’exprimer une suspicion légitime. C’est « granguignolesque » pour reprendre le verbatim de Leroy ! La parole est au TAS qui devra savoir qu’il joue sa crédibilité, celle de la CAF et que de son appréciation de l’appel du Sénégal devrait être conforme à la Loi 5 de l’IFAB. Et bien lire ce qu’a dit Asisat Oshoala, le totem du foot nigérian : « Le Maroc est champion dans le Livre de la CAF… pas le nôtre ».
Aujourd’hui au Faso


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