Flintlock 2018 :  L’unité spéciale malienne face à la maîtrise des embuscades

Flintlock 2018 : L’unité spéciale malienne face à la maîtrise des embuscades

L’unité des forces spéciales maliennes en formation au Burkina Faso, depuis le 9 avril, a été soumise à une séance de tir, le lundi 16 avril 2018, au camp d’entraînement de l’Ecole nationale des sous-officiers d’active (ENSOA). Cette formation qui a lieu dans le cadre de Flintlock 2018, vise à renforcer la capacité de formation et de lutte contre le terrorisme des nations.

Sous l’encadrement de l’armée américaine, les forces spéciales maliennes formées dans le cadre de Flintlock 2018 ont été soumises à une séance de tir, le lundi 16 avril 2018. Elles ont eu droit à différentes tactiques. Celle qui a été démontrée, en présence des hommes des médias, est la réaction à l’embuscade. Elle consiste de façon très brève, à procéder à des tirs groupés sur l’ennemi, afin de le neutraliser et sécuriser par la suite, la zone de combat. A en croire le commandement des opérations spéciales pour l’Afrique, le général-major Marcus Hicks, il s’agit d’une tactique de base sur le maniement des armes. Il rappelle que pour l’occasion, les forces américaines étaient munies d’armes semi-automatiques de type M4 et les forces maliennes, de AK 47. L’objectif de la présente séance, selon ses dires, est de consolider les pratiques de collaboration entre les différentes forces spéciales. Il rassure que c’est une formation qui est adaptée  à la menace à laquelle sont confrontés les pays du Sahel actuellement, notamment le terrorisme. Le chef d’état-major général des armées, le général de brigade, Oumarou Sadou, ira dans le même sens que lui. Présent sur le champ de tir, tout comme l’ambassadeur des Etats-Unis au Burkina Faso, Andrew Young, il a soutenu que l’exercice de ce lundi 16 avril 2018, tout comme les autres d’ailleurs, vise à préparer une action. D’après lui, le caractère de l’exercice tient compte de l’aspect de la menace. Le général-major Marcus Hicks quant à lui, confirme que la menace terroriste est bien réelle et son souhait est que de façon coordonnée, les pays qui sont sous la menace du terrorisme, puissent venir à bout du fléau. Etant sur la même longueur d’onde que son frère d’arme, le général de brigade Oumarou Sadou a également émis le souhait de voir ses troupes, de même que celles des autres pays, venir à bout de ce phénomène. C’est la raison pour laquelle, il a insisté sur la formation. Il déclare à cet effet : «On peut donner n’importe quel type d’arme à un militaire, tant qu’il n’est pas bien formé, il ne peut pas mener à bien sa mission».

Il faut rappeler que Flintlock est une initiative de l’armée américaine, qui est organisé chaque année et ce, depuis 2005. L’ambassadeur des Etats-Unis au Burkina Faso, Andrew Young, présent à la séance de tir, a tenu à encourager les hommes engagés dans cette lutte dont personne ne connaît l’issue. Il a également réitéré l’engagement de son pays à apporter son expertise en matière militaire, aux pays partenaires. Il a réitéré le même engagement pour ce qui est de la force G5-Sahel.

Qu’est-ce que Flintlock ?

Flintlock est un exercice militaire multilatéral annuel, planifié, coordonné et exécuté par les forces spéciales africaines, américaines et leurs partenaires européens. Il vise à renforcer la capacité de formation et de lutte contre le terrorisme des nations faisant partie de la région transsaharienne, tout en favorisant la communication collaborative et la coordination. Il est prévu, au cours de la formation, que les participants mènent des exercices tactiques de petites unités, incluant des parcours de tir, des mouvements à pied ou motorisés, des opérations aéroportées, des exercices de reconnaissance, des exercices de combat rapproché et bien d’autres manœuvres. L’information a été tirée d’un document produit sur l’exercice en question. Pour Flintlock 2018, environ 1 500 membres de forces armées de plus de 20 pays africains et leurs partenaires occidentaux participent à l’exercice. Une statistique donnée par Andrew Young. Il confie qu’il vise à renforcer les capacités des participants à lutter contre les organisations extrémistes violentes, à protéger leurs frontières, à assurer la sécurité et la sûreté de leurs populations. L’ambassadeur est revenu sur les pays africains participants à l’exercice que sont l’Algérie, le Burkina Faso, le Mali, le Maroc, la Mauritanie, le Cameroun, le Niger, le Tchad et la Tunisie.

Thierry AGBODJAN

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