FPDCT : Noces d’étain sous le signe des acquis

 FPDCT : Noces d’étain sous le signe des acquis

Après une décennie au service des collectivités territoriales, le Fonds permanent pour le développement des collectivités territoriales (FPDCT) a marqué une halte le vendredi 19 juillet 2019 à Ouagadougou, pour célébrer les acquis et envisager d’autres perspectives pour le développement à la base. Au nombre des activités prévues  pour cet évènement, figurent des colloques, des ateliers d’immersion, une tournée nationale, une opération de reboisement et un don de sang.

C’est quoi le Fonds permanent pour le développement des collectivités territoriales (FPDCT) et quelle est sa mission principale ? Pour ceux qui l’ignorent, le FPDCT a été créé en 2004 et ses statuts particuliers ont été adoptés en 2007. Il est doté de la personnalité morale et d’une autonomie financière et de gestion. L’institution est placée sous la tutelle technique du Ministère en charge de la Décentralisation et sous la tutelle financière du ministère en charge de l’Economie et des finances. Sa mission principale est de mobiliser des ressources, concourir au financement des programmes de développement des collectivités territoriales et contribuer au renforcement de leurs capacités techniques. Voilà donc 10 ans que l’institution travaille d’arrache pied pour le développement à la base. «10 ans, ce n’est pas 10 jours», a souligné le directeur général du FPDCT, Bruno Dipama.  Ainsi donc, durant cette décennie d’existence, le Fonds a investi plus de 100 milliards de francs CFA dans le développement des 364 collectivités territoriales. Un travail formidable qui lève le doute sur la capacité de cet établissement à relever le défi pour le développement et la décentralisation. «Nous pouvons garantir  à chaque citoyen dans n’importe quelle localité du Burkina  où il se trouve, les conditions environnementales, matérielles et intellectuelles nécessaires à son épanouissement», foi de Bruno Dipama. Mais pour ce faire, le DG du Fonds précise qu’il faut une implication des populations bénéficiaires dans la conception, la planification, l’exécution et le suivi des actions de gouvernement pour un développement réel à partir de la base. Pour se faire comprendre, il va citer un proverbe bambara: «On ne peut pas raser la tête de quelqu’un à son absence». Par ailleurs, le FPDCT dans son objectif d’être l’unique organisme de mobilisation de ressources pour le financement des programmes de développement des collectivités territoriales doit en effet entreprendre des mutations. Lesquelles mutations doivent s’opérer avec le l’implication des populations.

Un ouf de soulagement pour le gouvernement !

«Il était devenu pressant pour le gouvernement de trouver une formule pour converger l’ensemble des financements vers une structure unique qui permettrait d’accompagner l’ensemble des collectivités territoriales dans leurs investissements», a indiqué le ministre d’Etat, Siméon Sawadogo. Le gouvernement avait cette soif d’opérer des changements au profit des populations.

Chose que le premier responsable du Fonds a bien compris. Et c’est pour cela qu’il a beaucoup prôner l’implication des populations dans l’exécution et le suivi des actions de développement. «Conscient des enjeux du moment et du rôle primordial que doit jouer le FPDCT, nous avons tenu à marquer un arrêt pour faire le bilan de nos activités. Nous voulons un développement qui part de la base», a précisé Bruno Dipama.

Omar SALIA

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