Gestion anti-Covid-19 : L’Europe se ferme, l’Afrique doit en prendre de la graine

Gestion anti-Covid-19 : L’Europe se ferme, l’Afrique doit en prendre de la graine

Hier soir concomitamment à la même heure, les présidents américain et français se sont adressés à leurs peuples, relativement à la gestion du coronavirus. Si déjà avec l’oncle Sam, les frontières américaines étaient fermées, avec l’Europe, décrété par le 45e président, dans l’espace Schengen, les mesures montaient crescendo, à l’aune de la grimpée des malades et des décès.

Confinements par-ci, fermeture de magasins par-là et autres restrictions de toutes sortes, on aura remarqué que cette Europe si face à la problématique des migrants restait divisé sur l’érection de grilles, murs et autres herses, sur le cas du coronavirus, et ce dépit de la patronne de l’UE Ursula Von Der Leyen, qui affirme que les barricades ne sont pas la solution malgré, cette presque supplique, l’Europe se recroqueville lentement, mais sûrement.

Déjà entre l’Allemagne et la France, pour y rentrer, ce n’est pas évident, la Slovaquie, la Pologne… ont quasi-fermé leurs frontières. Hier Emmanuel Macron, pour la seconde fois lors d’une prestation télévisuelle, a lâché la phrase qui ne trompe pas : «Nous sommes en guerre». À la guerre comme à la guerre, la restriction des déplacements en France, va si rien ne s’améliore, s’étendre à l’Afrique. Déjà, la commission européenne propose la clôture de l’espace Schengen pour 30 jours.

Macron a revêtu la blouse de toubib et la tenue de général de guerre, contre ce petit être «invisible et insaisissable» selon Trump, le président français s’en-va-t ‘en guerre contre le coronavirus, tout comme ses homologues européens.

L’Afrique aussi ne doit pas blaguer avec, ce n’est ni le moment de jouer à la loterie de la vie basée sur des considérations de destin, ni au mariolle. L’heure est grave, car si l’Europe tremble, mais sans le laisser apparaître, l’Afrique doit faire grise mine, et se parer à toute éventualité. Certaines mesures sont déjà à saluer, mais il reste le cas des vols de certaines compagnies, et de certains comportements kamikazes.

Sans tomber dans la psychose et la sinistrose, il faut gérer le coronavirus, avec responsabilité tact, et vigilance. Nous, Africains manquons de tout pour gérer la méningite, la rougeole, le palu, si à ces maux s’ajoutent des centaines de contaminés du coronavirus, c’est la catastrophe.

Et si on doit passer par d’autres mesures, il le faut tout en restant réaliste, car l’Afrique n’a pas atteint le degré de pandémie d’une Italie par exemple.

S’inspirer de l’Europe, en ramenant les choses à leurs justes proportions africaines, voilà la tâche des Africains face au coronavirus.

Sam Chris

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