La guerre outre toutes les victimes des combats, les exodes et les désastres humanitaires ont d’autres conséquences qu’on appelle impudiquement victimes collatérales.
C’est le cas des étudiants de huit universités dans la zone de combat à Goma et Bukavu qui voient leurs études suspendues par Kinshasa. En cause , ces établissements sont suspectés d’être passés sous chapitaux de l’AFC-M23 ou en voie de l’être, ce qui signifierait une partition de fait de ces régions qui sont donc régentées par le groupe politico-rebelle.
Inacceptable pour Kinshasa ! La RDC veut voir clair dans l’administration des curricula, les bulletins, les diplômes, la situation des enseignants, les questions des émoulements de ces derniers. D’ailleurs, 48 professeurs soupçonnés d’être payés en salaires par l’AFC-M23 ou d’avoir accepté des postes de responsabilités de la part de cette rébellion ont été suspendus.
Du coup, voilà la guerre Kinshasa-AFC-M23 qui se déplace sur les campus, plus précisément dans huit universités où se joueront à cette rentrée prochaine la bataille entre la RDC et les rebelles M23 soutenus par le Rwanda. Quelle rentrée universitaire pour ces étudiants de ces huit campus ? Quid des cours et des professeurs lesquels transis sont dans l’œil du cyclone de Kinshasa ? Pour quel diplôme ? Voilà, en fait, étudiants et études pris en tenailles dans une guerre qui n’est pas la leur. A cet âge on cherche son diplôme, on pense aux perspectives, sauf quand il y a la guerre et c’est le cas. Les incertitudes sont prégnantes, les risques aussi et l’horizon des possibles s’éloigne.
Quoiqu’on fasse d’ailleurs , cette rentrée universitaire sera très difficile pour ne pas dire qu’elle peut ne même pas être pour les étudiants, forcés en gros de choisir pour quelle autorité ils font les cours. Idem pour les professeurs dont certains ont déjà écopé de sanctions. À la clé, une partie de l’avenir de la RDC ballotée entre des considérations politiques et guerrières, toute chose qui hypothèque l’avenir d’une nation.
Aujourd’hui au Faso


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