Gratuité des soins au Burkina  : Un atelier pour l’asseoir  sur des bases juridiques

Gratuité des soins au Burkina : Un atelier pour l’asseoir  sur des bases juridiques

Le Ministère de la santé a initié un atelier qui se tient les 5 et 6 décembre 2017, à Ouagadougou. Selon le chargé de mission du ministère, le Dr Corneille Traoré, cette session  de deux jours a pour objectif d’arrêter de façon consensuelle, le contenu des textes juridiques et d’application de la politique nationale de gratuité des soins, au profit des femmes enceintes et des enfants de moins de 5 ans au Burkina. Les responsables de la mise en œuvre : les partenaires sociaux, la société civile, les techniciens du Ministère de la santé, ont participé à la rencontre.

La politique de gratuité des soins pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans est appliquée au Burkina, depuis maintenant 20 mois.

Et pour évaluer sa mise en œuvre en vue de corriger les imperfections, les responsables de sa mise en œuvre vont travailler, deux jours durant. Parlant de politique de gratuité, le chargé de mission du Ministère de la santé, le Dr Corneille Traoré, a expliqué qu’il s’agit d’une mesure sociale qui profite à plus de 25% de la population burkinabè et qui est mise en œuvre dans l’ensemble des formations sanitaires, selon l’approche «Learning by doing». Il a affirmé que cette approche «d’apprendre en faisant» a conduit à des résultats fort intéressants avec des acquis de bonnes pratiques enregistrées, çà et là et surtout, à beaucoup de leçons apprises.

«Sur la base de ces leçons, l’équipe technique de suivi a réussi à élaborer un certain nombre de projets de documents que le ministère a décidé de soumettre à votre appréciation, afin que ces doncuments soient validés, adoptés et signés par qui de droit», a conclu le Dr Traoré.

A en croire le secrétaire technique chargé de la couverture sanitaire universelle au Burkina, par ailleurs, responsable de la mise en œuvre de la gratuité des soins au niveau national, le Dr Pierre Yaméogo, depuis 20 mois, lui et ses collaborateurs travaillent sur un dispositif et maintenant, il est temps d’asseoir la politique sur des bases juridiques pour les 3 à 5 années à venir.

«Nous avons convié tous les responsables de la mise en œuvre, que ce soit les partenaires sociaux, la société civile, les techniciens du Ministère de la santé pour qu’ensemble, nous puissions valider une dizaine de documents sur la mise en œuvre, afin d’harmoniser toutes les pratiques sur le plan national», a-t-il indiqué. Toutefois, le Dr Yaméogo a rassuré qu’avant la mise en œuvre, un travail préalable avait été fait. «Le travail que nous faisons actuellement va donner beaucoup plus de tonus, grâce à l’harmonisation des pratiques», foi du responsable de la gratuité.

Aline Ariane BAMOUNI

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