Grève de 24 h suivie de sit-in à l’UFR/SDS : Une mise en jambe en attendant des actions fortes !

Grève de 24 h suivie de sit-in à l’UFR/SDS : Une mise en jambe en attendant des actions fortes !

L’Association nationale des étudiants burkinabè (ANEB) de l’Unité de formation et de recherche en sciences de la santé (UFR/SDS) de l’Université Ouaga I Pr Joseph Ki-Zerbo, a observé un mot d’ordre de  grève de 24 h, ponctuée d’un sit-in, le jeudi 7 juin 2018 au sein de ladite UFR. Objectif, exiger de l’administration la résolution de sa plateforme minimale d’action, déposée depuis le 26 avril 2018.

Il est 7h 50, hier jeudi 7 juin 2018 à l’Unité de formation et de recherche en sciences de la santé (UFR/SDS) de l’Université Ouaga I Pr Joseph Ki-Zerbo. Des étudiants par petits groupes, convergent vers l’UFR, lieu où se déroule la manifestation. En attendant que la place choisie pour la circonstance ne se remplisse d’étudiants, quelques individus tenaient en haleine leurs camarades  avec la musique à travers des chansons  fortes de l’artiste musicien Almamy KJ, à savoir : «Bien mal acquis», «la Compaorose», «A bas l’impérialisme» et «suspendre le système LMD», sous la surveillance absolue de la police. A 8h 45, des voix s’élèvent : «A bas ! Les étudiants gâteaux, A bas ! Les autorités insouciantes et inconscientes, Abas ! Les enseignants gênés, A bas ! Le Pr Somé,  A bas ! Siemdé, A bas ! Lougué». Dans cette nuée d’étudiants en pleine ébullition, nous avons pu interroger Soumaila Céssouma, étudiant en médecine et délégué général de l’ANEB  de l’UFR/SDS, sur les raisons d’un tel mouvement d’humeur. «Nous sommes en sit-in pour exiger  des autorités de l’UFR/SDS, la satisfaction de notre plateforme minimale que nous avons déposée depuis le 26 avril 2018», a expliqué Soumaila Céssouma. En effet, indique le délégué, c’est la non satisfaction de ladite plateforme dont le contenu est entre autres, l’élaboration de curricula de formation clairs et mis à la disposition des étudiants, l’arrêt des velléités d’application des critères sélectifs de passage et l’examen sérieux et diligent de juillet 2017, qui a conduit à la grève de 24h, suivie du sit-in. A l’en croire, la plateforme minimale d’action a été adoptée en assemblée générale, le 21 avril 2018 et déposée auprès des autorités administratives de l’UFR/SDS, le 26 avril 2018, après une marche-meeting. Dans ses propos, il a laissé entendre qu’à l’issue de la marche-meeting, une grève de 48h a été lancée les 7 et 8 mai derniers, dans l’intention de nourrir le dialogue avec les autorités concernées. Par ailleurs explique-t-il, l’administration  a organisé une autre  audience pour exposer ses propositions en ce qui concerne la plateforme revendicative le 9 mai. «A notre grande surprise, seul le directeur adjoint de l’UFR était présent et ce dernier a fait savoir qu’il était incompétent à traiter notre plateforme», a-t-il déploré. Après cette audience infructueuse, ajoute Céssouma, «nous avons  tenté à maintes reprises, de joindre la directrice de ladite structure, mais peine perdue». Chose que M. Céssouma et ses camarades  ne pensent pas abandonner de si tôt. Et pour preuve, selon le premier responsable  c’est le rendez-vous faussé avec l’administration du 9 mai a été à l’origine d’une assemblée générale, le 2 juin, au cours de laquelle des perspectives ont été adoptées dont la grève du jeudi 7 juin 2018. «Si rien n’est fait,  nous sommes obligés de passer à des actions plus fortes», a prévenu Soumaila Céssouma.

Par Omar SALIA (Collaborateur)

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