Le treillis militaire, que ce soit dans une guerre conventionnelle ou hybride, est une technologie indispensable sur le théâtre des opérations, car il intègre le camouflage, la protection physique et balistique et permet d’identifier les forces amies et ennemies. Entre le 24 avril 2024 et le 9 septembre 2026, le Burkina a érigé un complexe industriel textile dédié aux forces armées et de sécurité à Logofourousso, à quelques encablures de Bobo-Dioulasso, sa capitale économique. Ce mercredi 9 septembre donc, le chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré, qui répète à chacune de ses sorties que le « consommer et produisant local » sera la règle, le président IB a donc inauguré ce joyau industriel qui est d’abord pour les forces armées et de sécurité et aux VDP, mais au-delà pour tout le Burkina Faso. Ce leitmotiv, donc, de « produisons ce que nous consommons et consommons ce que nous produisons » n’a donc jamais trouvé une réponse aussi pertinente que dans TEXFORCES-BF, surtout dans un domaine aussi sensible que les tenues militaires. 17 milliards – plus de 9 hectares- des milliers d’emplois directs et indirects, voici pour les fondamentaux arithmétiques. Mais au-delà, Logofourousso, c’est l’affirmation de la sécurisation des approvisionnements de troupes en attributs militaires et un cadenas anti-contrefaçon. Naturellement, le coton s’en trouve aussi valorisé localement, car depuis Mathusalem qu’il est question de transformer « l’or blanc » sur place, TEXFORCES-BF en est une matérialisation concrète. Cette usine industrielle rentre aussi dans les acquis infrastructurels industriels de la matrice de la RPP et partant de l’AES pour un développement par une souveraineté tous azimuts.
« Ce n’est pas uniquement un complexe industriel, c’est un message, c’est un symbole. Quand on parle de souveraineté, ce n’est pas que des mots, ce sont des actes. Se vêtir fait partie de la dignité humaine, de même que manger » c’est le verbatim du président du Faso après l’inauguration . Puis, en substance, IB a réitéré ce pour lequel il attache du prix en matière de développement : la transformation sur place de nos matières premières au premier chef duquel il y a le coton, donc. C’est une souveraineté textile qui est en marche, car « TEXFORCES-BF est unique en son genre dans la sous-région » et en Made in Burkina, « cassant ainsi le mythe de l’investisseur étranger » avec des capitaux totalement nationaux financés par le peuple burkinabè. Après Sya, qui est la capitale économique du Burkina, d’autres régions suivront dans cette volonté et vision du chef de l’Etat selon le plan d’extension et d’éttofement de la SONABEL. Avec TEXFORCES-BF , voici venus les jours d’un must pour le textile burkinabè.
Aujourdhui Au Faso


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