Incarcération de Nathalie Somé: Les cadres et forces vives  du Poni s’interrogent

Incarcération de Nathalie Somé: Les cadres et forces vives du Poni s’interrogent

La mise sous mandat de dépôt de Mme Somé née Hien Ini Nathalie Edwige, présidente d’institution, commandeur de l’ordre national le 6 septembre 2017, avait défrayé la chronique. Ce fut un coup de massue pour sa famille, ses proches et fidèles collaborateurs, mais également une victoire personnelle pour ceux qui la souhaitaient un tel sort. En effet, à l’annonce de la terrible nouvelle, nous avons été nombreux à s’étonner de la tournure d’un contrôle pirouetté en investigation par l’ASCE-LC et tout le boucan relayé par une certaine presse qui suivait pas à pas l’évolution d’une enquête sensée être confidentielle jusqu’au bout. En effet, certains faits et gestes indiquaient clairement la mise en cause de Mme Somé, à commencer par la tentative de suspendre sa décoration le 11 décembre 2016, parce que son institution est sous contrôle, n’était que la partie visible de l’iceberg. Bref, le vin est tiré et il faut le boire dirons nous, mais avec modération et lucidité surtout.

Autrement dit, au moment de son arrestation, nous avions cru que les choses étaient bien ficelées et il ne restait plus que le jugement des mis en cause dans le rapport de l’ASCE-LC. Une attente qui s’avère vaine après un peu plus de 2 mois d’incarcération, 10 semaines de privation de liberté dans une affaire qui est loin d’être du flagrant délit. Une précipitation du reste, que la Coalition avait en son temps dénoncée et il s’est trouvé des petits esprits pour crier au régionalisme, à l’ethnicisme, etc… En effet, les réactions qui s’en suivirent nous ont conforté davantage sur le fait «qu’au Burkina personne ne veut montrer sa maison ou son village de la main gauche». Et puis de quel régionalisme parle-t-on ? Le pays lobi n’a pas de leçons à recevoir sur le savoir-vivre ensemble, car de nos grands parents à nous, les arrières petits fils, s’il y a une région au Burkina où cela est une réalité et qui frise parfois le «trop bon-trop con», c’est le Poni, dire toute la région du Sud-Ouest. De grâce, nous n’allons pas demander à bon Dieu sa barbe pour clamer fort que Somé Nathalie, est notre mère, notre épouse, notre sœur, notre tante, notre cousine, notre amie, etc. ?

Au demeurant, nous disons OUI à la justice, mais NON aux arrestations abusives des citoyens ! 80 jours après l’incarcération de Mme Somé, les choses sont en leur état, les lignes du fond du dossier ne bougent toujours pas ; pendant ce temps, les détenus eux continuent de vivre le calvaire et leurs bourreaux dénonciateurs, boivent tranquillement leur petit lait. D’ailleurs, une demande de mise en liberté provisoire formulée par leur conseil a été purement et simplement rejetée par le juge indépendant. Au-delà de tout soupçon non encore élucidé, nous estimons qu’au stade actuel du dossier, la place de la présidente du CSC, n’est pas à la MACO. C’est un grand commis de l’Etat qui ne tournera jamais le dos tant qu’il s’agira de répondre de ses responsabilités et actes le moment propice. Alors devons nous comprendre que les raisons de sa détention abusive sont-elles ailleurs ? A notre corps défendant et comme les faits depuis lors parlent d’eux-mêmes, nous sommes enclin d’y croire. Faut-il la juger ou la martyriser ?

De même, c’est avec une profonde amertume que nous avons appris que le vendredi 17 novembre, soit 71 jours après le coup de tonnerre médiatique, Comboïgo Désiré, l’ex-VP, de tout blanc vêtu, a poussé l’outrecuidance en se rendant à la MACO, soit disant compatissant à l’épreuve de celle qu’il a combattu de toutes ses forces et de toute son âme, 3 ans durant. Meneur de la fronde des 6 conseillers grassement payés à ne produire que la nuisance, instigateur de toutes les malveillances à l’endroit de celle qui l’a battu démocratiquement à l’élection à la présidence du CSC, inspirateur de tous les écrits nauséabonds dans la presse, n’a-t-il pas organisé un festin quelques heures après l’arrestation de la présidente du CSC et exigé son remplacement séance tenante par sa personne ? Si ce n’est pas la visite du bourreau à sa victime, en quoi «sa comédie» peut réparer tout le mal qu’il a déjà fait à la Dame, élue à la présidence du CSC. Ce ne sont pas des paroles en l’air car sur la même lancée du «ôtes-toi que je m’y mette», nous avons en notre possession des preuves de la tenue le 27 mai 2017 à Ouaga, d’une rencontre secrète entre des jeunes des osc de Bobo, Koupèla, Fada, Ouaga etc. pour disent-ils, «faire éclater, exploser, Mme Somé et l’envoyer en prison» ! En effet, certains malfaiteurs oublient parfois que le Burkina Faso est un pays de savane. C’est justement cela qui a poussé la présidente du CSC à choisir la voie républicaine en s’adressant officiellement au Président du Faso pour demander une contrexpertise des investigations conduites par l’ASCE-LC au CSC. Mais rien n’y fit, la suite on la connaît. Mais advienne que pourra, une plainte contre X sur l’entrevue secrète vient d’être déposée en justice. Mieux, nous avons les noms des participants à la fameuse conspiration, notamment celui qui a été commis à la tâche d’arrangeur et le porteur de la mallette d’argent. Et dire que tout ceci, c’est pour un poste.

A l’endroit de M. Comboïgo, cet assoiffé de pouvoir sans fin, nous n’avons cure de sa compassion, dire sa phobie de tueur froid. Nous l’intimons l’ordre et avec véhémence, d’arrêter son cirque, Mme Somé sera ou ne sera pas, sans son mea-culpa déguisé. Des visiteurs et pas des moindres, elle en reçoit chaque jour que Dieu fait, même si le nombre de visites autorisé par le juge, laisse parfois à désirer. C’est une épreuve qui arrive dans la vie de tout homme, à tort ou à raison. Mme Somé supporte sa croix, Alors et de grâce… FOUTEZ LUI LA PAIX ENFIN….

Pour l’heure nous dédions à ce visiteur sournois et indésirable, cet «audio» et lui souffler ceci : «Le pouvoir, c’est DIEU qui le donne».

Que le Burkina Faso, notre patrie à tous, demeure toujours dans la paix et la cohésion sociale .

 

Pour la Coalition

François Pooda

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