Innovations pédagogiques au préscolaire : Les acteurs de l’éducation en conclave à Ouagadougou

Innovations pédagogiques au préscolaire : Les acteurs de l’éducation en conclave à Ouagadougou

Les acteurs de l’éducation nationale étaient en conclave hier mardi 28 juillet 2020 à Ouagadougou autour du thème : «Atelier d’échanges et de partage d’expériences entre acteurs mettant en œuvre des innovations pédagogiques au préscolaire». Il s’agira pour ces derniers, de présenter leurs expériences et innovations dans l’éducation préscolaire, s’approprier le protocole de mise en œuvre des innovations pédagogiques au préscolaire, créer un cadre de rencontre des acteurs intervenant dans le domaine des innovations pédagogiques au préscolaire ainsi que la capitalisation des desdites innovations.

Après une première expérience très concluante sur ce type de rencontre, en collaboration avec le ministère en charge de l’Education nationale à travers sa direction générale de la recherche en éducation et de l’innovation pédagogique, les travaux de la 2e session du deuxième atelier d’échanges sur les innovations pédagogiques au préscolaire a pour objectif d’être une tribune d’échanges et de partage.

«Je tiens à saluer la présence effective de chacune de vos structures et organisations respectives, qui ont accepté s’inscrire dans cette dynamique, avec des expériences inscrites dans un seul agenda : celui de participer activement à la construction et à l’amélioration continue de la qualité de l’éducation préscolaire au Burkina Faso», indique à l’entame de son discours le responsable projet partenariat Asmae-Burkina, Maurice Sairbeterfa Somé. S’adressant aux participants, il fait savoir que c’est aussi la même conviction qui les anime, celle de concrétiser une éducation de qualité pour les enfants dans les différentes dimensions, préscolaire, primaire, secondaire, formelle comme non formelle.

D’où l’importance, poursuit-il de toutes les initiatives publiques comme privées visant cette quête de la qualité. «Il va s’en dire par conséquent, que nous sommes invités à un partage d’informations sur nos innovations, dans la perspective de mieux les faire connaître et de les solidifier avec la contribution des autres», a soutenu M. Somé. Dans la même veine, il ajoute que c’est aussi une opportunité pour eux de s’approprier le protocole de mise en œuvre des innovations pédagogiques tel que pensé, voulu et défini par le département habilité à accompagner de telles initiatives.

«Je reste convaincu que nous sortirons tous et toutes mutuellement enrichis de nos expériences réciproques et c’est notre système éducatif burkinabè qui en sortira grandi. Asmae pour sa part, s’efforcera toujours de favoriser cette dynamique d’échanges et de partage afin que nous ayons un système préscolaire riche, adapté, inclusif et efficace pour le bonheur et le développement de nos enfants», se convainc-t-il.

Le directeur général de la recherche en éducation et de l’innovation pédagogique, François Compaoré, souligne que l’éducation préscolaire est le premier maillon de la chaîne éducative et elle vise à préparer l’enfant au plan psychologique et intellectuel et de son intégration réussie dans la société. En rappel, note-t-il, c’est en 1958 que les premières écoles préscolaires ont vu le jour à Bobo et visaient essentiellement à assurer la garde des enfants des soldats qui étaient au camp militaire de Bobo.

«Mais c’est surtout avec le programme populaire de développement de 1984 à 1985 et le plan quinquennal populaire 1985-1986, que l’éducation préscolaire va connaître un véritable essor et constituer non plus un petit maillon de la politique de promotion de la femme, mais une partie intégrante de la politique nationale de l’éducation au Burkina Faso», a expliqué François Compaoré.

Il justifie par ailleurs que même si le taux de préscolarisation est faible, «nous savons qu’un grand pas a été franchi pour avoir les structures actuelles». A l’entendre, les méthodes et programmes préscolaires constituent dès lors une préoccupation et ce, depuis les années 1995 avec l’élaboration et la mise en œuvre des programmes nationaux d’éducation préscolaire.

Pour lui, à l’instar du primaire et du secondaire, les pratiques pédagogiques au préscolaire, font l’objet d’analyse et de réformes constantes pour en assurer l’efficacité et l’efficience.

C’est pourquoi, souligne-t-il, la contribution des organisations non gouvernementales et toutes les structures intervenant dans ce domaine est souhaitée. «Cette rencontre va nous permettre un enrichissement mutuelle pour le rayonnement du préscolaire au Burkina Faso. Je fonde l’espoir que les échanges qui découleront de ces travaux nous permettront de tirer de bonnes pratiques», foi du directeur général de la recherche en éducation et de l’innovation pédagogique, François Compaoré.

Omar SALIA

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