Investiture de Buhari pour un second mandat : On attend un général-Spiderman contre la corruption, le chacal et sa meute

Investiture de Buhari pour un second mandat : On attend un général-Spiderman contre la corruption, le chacal et sa meute

C’est sous des hallebardes tellement le ciel déversait des cordes que Muhammadu Buhari a été ceint hier 29 mai de pourpre et d’hermine signe de majesté, même si ce fut une cérémonie sobre, qui entoura  cette investiture.

Réélu en février dernier pour un second bail avec 56%, Buhari avait promis d’être le pourfendeur de la corruption et surtout, le héraut de l’hallali de la secte islamiste Boko Haram. Ces compatriotes l’avaient cru, eu égard à l’image d’homme à poigne qu’il avait laissé lors de son 1er passage à la tête de l’Etat en tant que putschiste dans les années 80. Hélas les Nigerians avaient déchanté, car non seulement le général n’avait pas pu habiter totalement la fonction, perclus par un mal mystérieux qui l’obligeait à faire de fréquents et longs séjours à l’étranger, mais surtout sur le combat contre Abubakar Shekau et ses chacals, le résultats reste mitigé même s’il faut reconnaître à Buhari d’avoir requinqué le moral de l’armée laquelle armée a arraché quelques victoires face à Boko Haram. La croisade contre la corruption, elle reste à être confirmée. Le sobriquet de «Baba go slow» qui colle aux boubous du président nigérian s’explique d’ailleurs par la lenteur de moteur diesel, avec laquelle la gouvernance du 1er mandat a été administrée.

Oint donc pour un second mandat, malgré la bronca de sa famille politique l’APC dont le moindre n’est pas Olesegun Obasanjo, celui-la même qui l’avait parrainé en 2015, Buhari part de cet ultime bail, avec un préjugé défavorable.

Durant ces 4 prochaines années, ce sont les mêmes travaux d’Hercule qui attendent le général, à commencer par la lancinante et récurrente prog-blématique sécuritaire. Lui qui s’était empressé de décréter que Boko Haram est détruite, devra réviser son jugement, car si la secte est bien diminuée par les estocades de l’armée nigériane et celle de le Force mixte multinationale (FMM) qui regroupe le Niger, le Tchad et le Cameroun, elle émet quelques spasmes sanglants, qui sont loin d’être résiduels.

«Baba go slow» devra se muer en Spiderman pour réduire ces forces funestes en leur plus simple expression. Par le canon bien sûr, mais aussi par une collaboration avec des populations du Nord, qui se sont senties un certain moment abandonnées et qui ont cédé aux sirènes du chacal. Ça tombe bien, lui-même du Nord, est bien placé pour parler à ses frères.

Quant à la lutte contre la corruption qui s’apparente souvent à celle contre une arlésienne, si ce n’est une chasse déguisée contre ses opposants politiques, Buhari devra mieux faire. En nettoyant aussi les écuries de son propre camp, il donnera au moins l’illusion d’une opération «mains propres» qui dépassera la seule sphère de l’opposition.

Economiquement, s’il parvient à tenir rien que la moitié de ses promesses électorales, les Nigérians ne pourront qu’applaudir :

  • 15 millions de nouveaux emplois créés.
  • Formation de 200 000 jeunes dans divers métiers.
  • Réhabilitation de 10 000 écoles.

Qui dit mieux ? Même son challenger Atiku Abubakar du PDP applaudirait à tout rompre des 2 mains. Mais c’est connu, les promesses électorales n’engagent que ceux qui y croient.

La REDACTION

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