Journée mondiale de lutte contre le Sida : Sous le signe de l’innovation, avec la PREP comme méthode  de prévention

Journée mondiale de lutte contre le Sida : Sous le signe de l’innovation, avec la PREP comme méthode  de prévention

Hier dimanche 1er décembre 2019, a été célébrée la Journée mondiale de lutte contre le Sida à travers le monde. Déclaré épidémie, le Sida selon le rapport 2018 de l’ONU-Sida touchait environ 38 millions de personnes à travers le monde reste une préoccupante en dépit de la baisse du taux d’infection enregistrée lors des deux dernières décennies mais aussi de la chute des décès liés à ce que de nombreux spécialistes ont surnommé le «mal du siècle». 

Selon le même rapport, les décès liés à la maladie s’élèvent aujourd’hui à  750 mille soit une baisse d’un tiers par rapport à l’année 2010. Avec ces résultats engrangés grâce à la sensibilisation et à la lutte contre la pandémie, l’espoir de voir un monde débarrassé du Sida, est de nouveau permis, mais il demeure des poches de résistance à certains endroits du globe où des nouveaux cas de contamination sont enregistrés. C’est le cas notamment en Europe de l’Est et en Asie où les nouvelles contaminations auraient augmenté de 30%, ces six dernières années.

Ces embellies enregistrées dans le combat contre le «mal du siècle», reste un défi constat dans ces parties  du monde et surtout en Afrique. Le continent noir frappé de plein fouet par cette maladie a su et pu se relever grâce aux multiples programmes de lutte qui y ont été exécutés. Malgré  ces résultats satisfaisants, il convient de maintenir la veille et de ne point baisser la garde, car comme le soulignent le rapport, il s’agit de maintenir la flamme de la lutte en tout lieu car toute nouvelle infection constituerait «une faillite» et une nouvelle source de contaminations.

C’est donc pour faire barrage à toute nouvelle contamination, que l’ONU-Sida a mis au point la Prophylaxie préexposition (PREP). De l’avis du professeur François Dabis,  directeur de l’Agence nationale de recherche sur le Sida, «il s’agit de donner des médicaments antirétroviraux à des personnes qui sont négatives, qui n’ont pas le virus VIH, mais qui prennent des risques et qui, pour des raisons diverses ne vont pas, ou en tout cas pas assez, prendre le préservatif.  Et la PREP va être incroyablement efficace, de l’ordre de 95 %, pour prévenir la transmission, si vous avez un partenaire séropositif. La PREP est aujourd’hui enregistrée dans la plupart des pays, elle est intégrée à la plupart des programmes de prévention, mais elle est encore trop peu utilisée.

En Afrique, elle est très peu utilisée. D’abord, cela fait peu de temps que les programmes la financent. Cela fait encore moins de temps que les professionnels de santé ont été correctement informés et s’organisent pour prodiguer ces services».

Voilà donc, une nouvelle piste de prévention mise au point pour contrer la propagation du Saida. Gageons qu’elle contribuera à faire reculer sinon éliminer ce mal, qui aura à l’image des conflits armés, décimer la race humaine.

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