Justice militaire : Djibrill Bassolé autorisé à «aller se soigner en France»

Justice militaire : Djibrill Bassolé autorisé à «aller se soigner en France»

L’attente aura été longue mais finalement, il a fini par obtenir le quitus de la juridiction militaire pour aller se faire soigner. Selon une source proche du Tribunal militaire, hier mardi 6 août 2019, le général de gendarmerie Djibrill Bassolé a obtenu l’autorisation du juge pour aller «se soigner en France».

L’information qui a circulé sur la toile a été confirmée par une source proche du général Bassolé et met fin à un long jeu de ping-pong entre le parquet militaire et les avocats du «célèbre malade».  L’évacuation de Djibrill Bassolé, accusé de «trahison, complicité d’attentat à la sûreté de l’Etat, meurtres, coups et blessures» dans le dossier du putsch manqué de septembre 2015 suscite beaucoup de passions au sein de l’opinion. Dans un premier, et après une série de demandes de sortie, l’ancien ministre des Affaires étrangères avait été évacué en Tunisie sous bonne garde où il avait passé deux mois au sein de la clinique Hammamet de Tunis, avant de retourner au bercail dans la nuit du 5 mai 2019. Mais son état ne s’était guère amélioré.

Selon les proches de l’ancien ministre, ce retour se faisait dans l’optique d’une seconde demande de sortie vers la Turquie pour une véritable prise en charge du mal qui ronge le général avait été introduite. Mais les choses vont se compliquer dès son retour sans que l’on ne sache pourquoi. La suite,  on la connaît, et on assistera à des vifs échanges et apories entre d’une part le ministre de la Justice, René Bagoro et le directeur de la justice militaire, Sita Sangaré et d’autre part, le bâtonnier de l’Ordre des avocats du Burkina, Me Paulin Salembéré et les conseils du général sur le sujet. Chacun envoyant la balle dans le camp de l’autre pour justifier la lenteur du processus d’évacuation.

Des appels incessants seront faits via les médias pour «demander» au chef de l’Etat Roch Kaboré de permettre au général de gendarmerie d’aller se faire soigner». Doit-on comprendre que ce sont ces appels qui ont pesé dans la balance pour ouvrir la voie à son évacuation ? De guerre lasse, plusieurs avocats du général Bassolé écriront une missive au président français Emmanuel Macron, lui demandant d’intercéder auprès de son homologue pour «obtenir un billet de sortie» vers l’Hexagone. Mais que nenni ! Aujourd’hui, et en attendant la concrétisation de cette décision, c’est donc un soulagement pour les proches de l’accusé de voir les choses évoluer en faveur d’une évacuation. 

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