Justice militaire : le journaliste Adama Ouédraogo dit Damiss retrouve la liberté

 Justice militaire : le journaliste Adama Ouédraogo dit Damiss retrouve la liberté

Notre confrère Adama Ouédraogo «Damiss», directeur de publication de «Le Dossier», placé en garde à vue depuis le samedi dernier a été remis en liberté hier mardi 3 avril 2018, après une longue audition par la justice militaire.

Il aura passé un nouveau week-end dans les geôles de la Maison d’arrêt et correction des armées (MACA) après s’être rendu en retard à l’audience du samedi 31 mars 2018. Interpellé puis auditionné, le journaliste qui jouit d’une décision de liberté provisoire, sera conduit à la MACA dans la soirée sur décision du parquet militaire. Et pourtant, selon le directeur de publication du mensuel «Le Dossier», la cause de ce retard indépendant de sa volonté serait la recherche de ses produits contre l’asthme dont il souffre depuis quelques années. Mais après l’appel nominal des accusés par le président du Tribunal, le parquet a ordonné l’application de l’article 150 du Code de procédure pénale qui dit que «l’accusé qui a été mis en liberté provisoire ou qui n’a jamais été détenu au cours de l’information doit se constituer prisonnier au plus tard la veille de l’audience. Les dispositions de l’alinéa précédent ne font pas obstacle, le cas échéant, à l’exécution par le ministère public de l’ordonnance de prise de corps prévue à l’article 215».

Selon une source proche du parquet, c’est en exécution de l’ordonnance de prise de corps que l’accusé a été auditionné le samedi 31 mars par la gendarmerie pour «connaître les motifs de son absence». Il sera ensuite écouté par le parquet le 3 avril 2018 et remis en liberté provisoire.

COMMENTAIRES

WORDPRESS: 0
Aujourd'hui au Faso

GRATUIT
VOIR