Kinshasa congédie l’ambassadeur de l’UE : Pour mieux tenir des élections  truquées et tronquées

Kinshasa congédie l’ambassadeur de l’UE : Pour mieux tenir des élections  truquées et tronquées

La voix de Léonard She Okintundu ministre des affaires étrangères de RDC est ferme presque martiale et l’oukase limpide :

La RDC congédie l’ambassadeur de l’Union européenne et enjoint le conseil européen à rappeler ce dernier sous 48 heures. Ce renvoi manu-militari du Belge Bart Ouvry est consécutif aux sanctions européennes reconduites pour un an depuis le 10 décembre dernier contre 14 personnalités dont le porte-étendard du Front commun pour le Congo (FCC) Ramazanani Shadary.

Gels des avoirs et travel Ban (interdiction de voyager) frappent les concernés et Kinshasa avait usé de circonlocutions diplomatiques et de séances de calinothérapie pour infléchir l’UE, afin qu’elle lève ou suspende ces sanctions qui tombent sur ses ressortissants et ce, jusqu’à la tenue des élections en RDC. En vain. D’où l’urticaire qui s’est emparé des autorités kinoises qui ont décidé de frapper fort en indexant 3 raisons :

le comportement pas assez diplomatique du reprouvé

la loi de la réciprocité

Et enfin, les acerbes critiques de l’UE relativement à ces élections du 30 décembre.

A vrai dire, cette insistante demande de rappel de diplomate européen par la RDC, n’est pas une surprise, surtout en ces temps d’élections, que le pouvoir souhaite à huis-clos, sans yeux externes, pour «épier» surtout pas européens. Chauvinisme chevillé au corps et nationalisme ombrageux ont toujours été un discours auquel recourt le pouvoir pour régler certaines questions embarrassantes, à l’égard d’une Union européenne, qui n’a jamais fait mystère de voir l’alternance devenir une réalité en RDC.

On se rappelle les propos de François Hollande au Congo à l’égard de Kabila lors du sommet de la Francophonie en octobre 2012, on entend régulièrement, les rappels à l’ordre de la même Europe, à chacun des dérapages de Kinshasa, que ce soit sous forme de répression, d’ostracisassions d’opposants ou de leaders de la société civile.

Les mics-macs concoctés à ces élections, depuis la forclosion constitutionnelle du bail de Kabila fils depuis décembre 2016 au palais de la Nation, les multiples massacres perpétrés en août et septembre 2017, l’avancée à reculons de Kabila pour tenir ces élections ont toujours été suivies par une Europe, sourcilleuse d’une RDC, qui puisse enfin goûter au changement par les urnes.

Au demeurant, après ce qu’à fait Kabila et ce qu’il fait actuellement pour rester à la tête de la RDC, qu’est-ce qui pourrait l’arrêter ? Pas surtout le renvoi d’un ambassadeur, même ressortissant de l’ex-métropole-mère belge.

Kabila règle ses comptes avec l’UE, comme il cherche par tous les moyens à renvoyer les casques bleus. Kabila défie l’UE, la même qui il y a 12 ans en 2006, avec l’ONU, avait pratiquement organisé les élections clef en main pour remettre aux Congolais, avec la victoire de Kabila et la guerre civile qui s’en est suivie avec Jean-Pierre Bemba.

Qu’espère l’énigmatique maître de RDC ? Quelle sera la réaction de l’UE ? Adoucir les sanctions ? Les suspendre ? L’urgence demeure ces élections-TNT du 30 décembre, redoutées par les Congolais et la Communauté internationale. C’est d’abord sur ce terrain que l’UE doit jouer la vigie infatigable . UNE

La Rédaction

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