La commission nationale confirme et majore la victoire de BDF au Sénégal : Vers une prestation de serment impérative avant le 2 avril !

La commission nationale confirme et majore la victoire de BDF au Sénégal : Vers une prestation de serment impérative avant le 2 avril !

La commission nationale de recensement des votes, a proclamé hier mercredi 27 mars 2024, les résultats officiels provisoires de l’élection présidentielle du dimanche 24 mars au Sénégal. Sans surprise, c’est le candidat du PASTEF, Bassirou Diomaye Faye qui est élu au premier tour avec 54,28% des voix.

 Ces résultats viennent confirmer les premières tendances qui le désignaient déjà comme le grand vainqueur. Il devance de loin le second qui n’est autre que le candidat du pouvoir, Amadou Ba qui obtient 35,79% des suffrages. Le taux de participation est estimé à 61,30%, moins élevé qu’en 2019 qui était de 66%. Les résultats définitifs seront quant à eux publiés par le Conseil constitutionnel dans les jours à venir.

A élection présidentielle exceptionnelle, proclamation des résultats exceptionnelle, ou plutôt en accélérée. En effet, Amady Diouf, le président de la Commission de recensement des votes, en livrant les chiffres officiels provisoires du 24 mars dernier, en attendant l’imprimatur des grands juges du Conseil constitutionnel, Diouf l’a fait avant les délais impartis (ce vendredi 29 mars).

L’explication réside dans le fait que justement il faut un nouveau locataire de l’Avenue Senghor, le 2 avril 2024 au plus tard. Et l’abrogation du report de Macky, la fixation de la présidentielle le 24 mars, toutes ces décisions du Conseil constitutionnel visaient à ce que qu’il n’y ait pas un vide constitutionnel, ou plutôt, un intérimaire après le 2 avril ou que Macky Sall ait un bonus de 10 mois.

On attend théoriquement les recours des candidats auprès du Conseil constitutionnel, après cette proclamation. Peu probable ! Et sans doute, tous les yeux, toutes les pensées vont vers l’investiture de BDF, avant ce 2 avril pour posséder l’entièreté de la fonction. A la vérité, depuis ce 3 février 2024, jour du report de l’élection par Macky Sall, l’histoire s’est accélérée au Sénégal et il y a des moments comme ça dans la vie des peuples, ou le chrono intemporel semble bouger plus que d’habitude.

Les Sénégalais ont souverainement décidé de se doter d’un nouveau président qui a la «rupture » en bandoulière, et ils sont sans doute pressés de le voir à l’œuvre. Le Conseil constitutionnel, gardien du temple y a veillé, c’est une institution qui a prouvé son indépendance. En récusant Macky Sall, et en l’enjoignant d’organiser les élections le 24 mars, les grands juges ont fait preuve de devoir d’ingratitude envers le président sortant. Mais, ils ont rendu un grand bien au peuple, en même temps qu’ils ont sauvé une démocratie exemplaire qui risquait d’aller à vau-l’eau.

Cette proclamation de ce 27 mars, rentre donc en droite ligne du vœu de ces juges dont la probité de certains a été mise en doute par Karim Wade du PDS, mais in fine, le Conseil constitutionnel a fait du bon boulot et confirme encore une fois qu’il faut effectivement des institutions fortes sous nos tropiques. Mais, ces institutions doivent être incarnées par des hommes de principe. Et le Conseil constitutionnel prouve aussi, qu’autant il est souvent source de contestations ou de crise postélectorale, autant si son action s’inscrit dans la droiture des lois, il apaise un pays. Bravo au Conseil constitutionnel du Sénégal !

 Pélagie OUEDRAOGO

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