La culture de la démission s’installe doucement au Burkina

La culture de la démission s’installe doucement au Burkina

Un ministre qui démissionne, ça commence à s’installer maintenant au Burkina. La preuve par Donatien Nagalo, ci-devant ministre du commerce, qui n’a même pas été installé officiellement et qui rend le tablier pour «l’intérêt supérieur de la Nation» (lire sa déclaration). On peut parler du syndrome Adama Sagnon ou Moumouni Djiguemdé des noms de deux autres ministres gratifiés de ces postes prestigieux à la Transition de 2015, mais récusés pour diverses raisons, et qui n’ont pas pu accéder à la Table hebdomadaire de Kosyam.

Pour cette seconde transition, si également deux ministres sont sur la sellette (outre Nagalo, il y a celui de l’Habitat, Yacouba Dié), c’est surtout le désormais démissionnaire qui était acculé. Le 7 novembre dernier, on avait pourtant cru que l’orage se tassait car le tohu-bohu, a semblé trouvé une baisse après la rencontre entre Donatien Nagalo et 9 associations de commerçants, desquelles 7 ont accepté de se taire pour «accompagner» le ministre. 2 étaient allées consulter leurs bases avant de se prononcer. Et voilà que le lendemain, hier donc, le ministre non entré, se démettait. Au-delà de cette raison invoquée, y a-t-il d’autres ? On sait que le premier d’entre les ministres, Apollinaire Kyélem de Tambèla avait affirmé que les investigations de l’ASCE-LC sur les deux proscrits n’avaient rien révélé et les «deux ministres seront installés», avait-il laissé entendre. Las ! En tout cas, pour ce qui est de Nagalo. D’autres sources soutiennent qu’il y a 72 heures déjà et même bien avant d’aller en visite à Bamako, le président de la Transition, le capitaine Ibrahim Traoré avait déjà scellé le sort de Nagalo (et de Dié ?) en disant que pour la sérénité du gouvernement, il fallait qu’ils démissionnent. Vrai ou faux ? Il était évident que même s’il était installé, Nagalo aurait été un ministre dont l’autorité serait au rabais tant il a été malmené avant. La culture de la démission s’installe au Burkina Faso, surtout au sommet : Après les deux Jérôme (Traoré et Bougouma) sous Blaise, les deux autres sous la Transition de 2015, la short-list s’allonge. Ce n’est pas mauvais en soi car souvent, on peut s’en aller, laver son honneur ou solder ses comptes avec la justice et revenir grandi !

La Rédaction

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