La logistique et le «garba» des troupes,  sont le B.A.-BA d’une guerre : Roch reprend le bâton de  chef suprême des armées

La logistique et le «garba» des troupes,  sont le B.A.-BA d’une guerre : Roch reprend le bâton de  chef suprême des armées

Encore une fois, Roch a été contraint par les derniers évènements gravissimes de s’adresser à son peuple. L’abjection d’Inata et la colère des populations l’ont obligé à prendre la parole à l’issue du Conseil des ministres de ce 17 novembre.

Et contrairement à son habitude, le ton sans être comminatoire se voulait tranchant, chacun aura constaté que derrière «l’humain trop humain » président burkinabè, affleure aussi un chef qui peut hausser le ton. Nombreux sont les Burkinabè qui voudraient d’ailleurs ce Roch à celui dont la débonnaireté confine parfois à un laissez-aller. La dictature, c’est mal, la démocratie, c’est bien, et l’ordre, c’est mieux.

Discours de compassion, de compréhension, mais d’invite à rester debout, car ce que veut l’ennemi, c’est que sous ses coups de boutoirs, les Burkinabè se couchent… mais surtout propos de mise en garde et de menaces envers les éventuels responsables de la tragédie d’Inata, dont le nombre de victimes est monté à 53.

Le chef de l’Etat trouve anormal, bien que ce vocable paraisse faible que dans une armée, la logistique et la bouffe, le fameux «garba» soient cause d’un tel irréparable à Inata. Petit discours à clefs, dont les serrures s’ouvrent sur un appel à la sérénité, devant l’ébriété manifeste, voire les appels séditieux, le président du Faso entend le cri réprobateur et légitime de ses compatriotes et dinstingue ceux des pêcheurs en eaux troubles, dont la concomitance de certains faits dévoilent les tenants et aboutissants avec la menace du pouvoir par l’opposition, l’attaque massive d’Inata, la publication sur les réseaux sociaux  de l’appel de détresse alimentaire des gendarmes, suivie des appels à manifester.

Qu’importe, Roch reprend le bâton de chef suprême des armées et prévient. Pour Inata, et pour tout dysfonctionnement, ce sera tolérance zéro. Et les Burkinabè le prennent au mot et l’attendent au tournant au propre comme au figuré, et rapidement. Ils ne demandent pas à Roch de cultiver un certain autoritarisme  développementaliste à la Paul Kagamé du Rwanda, mais d’être un chef d’Etat «anormal », car le Burkina l’est désormais, au sens ou l’anomalie ici, est de tenir ferme le gouvernail, surtout qu’il n’est plus candidat en 2025, il n’a rien à perdre, mais tout à gagner, réussir un second mandat pour valider un premier assez corsété.

La REDACTION

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