Après l’étape d’Algérie qui s’est achevée hier, avec la messe à la Basilique Notre Notre-Dame d’Afrique et le retour aux sources augustiniennes à Annaba, et le double attentat à Blida, à 50 km d’Alger, rappel sanglant et eau au moulin du Saint-Père que le dialogue interreligieux demeure un gros chantier, après la quête dans les sources de son guide spirituel donc, cap sur le Cameroun puis après l’Angola et la Guinée Equatoriale. De Jean Paul II à Léon XIV en passant par Benoit XVI et François, les voyages apostoliques des pontifes ont toujours mis le continent au centre avec quelques dissemblances.
Si Carol Wotyla, le « Pape africain » avec ses 14 voyages et 40 pays visités avait une relation quasi fusionnelle avec le continent, et si Ratzinger qualifiait l’Afrique de « poumon spirituel de l’humanité », Bergoglio lui compatissait, même avec ses 2 visites apostoliques, avec les victimes des guerres en RCA, RDC et au Soudan du Sud.
Qu’en sera-t-il de l’Americain Prévost ?
Plus proche du Polonais que de l’allemand ou de l’Argentin, ou sera-t-il la synthèse de ses 3 prédécesseurs ? Si pour l’instant sa communication n’est pas encore totalement campée, il montre déjà la voie, immuable pour tout pontife romain : l’Evangile est le seul chemin qui le guide avec un penchant pour les Droits de l’Homme. La parole de Dieu, l’amour du prochain, la justice et la paix sont consubstantiels à tout Saint Père. Comment l’Eglise peut-elle rester sourde, face aux guerres, aux victimes, aux catastrophes humanitaires, surtout après l’aggiornamento de Vatican II (1962-1965) sous l’impulsion de Jean XXIII ? On comprend un peu que Léon XIV tout en évitant d’instaurer la polémique avec le président Donald Trump fâché par déjà les prises de position du Pape sur le Venezuela, la guerre au Moyen Orient, on comprend que sa Sainteté ait préféré rester dans son rôle, mais en répondant de façon principielle à son compatriote de 47e président des USA pour lui signifier qu’il n’a pas peur de « l’Administration Trump ». Le natif de Chicago connait bien cette Amérique et Trump et on oublie souvent, Léon XIV est aussi chef d’Etat du Vatican !
Les « Bondieuseries », c’est-à-dire la parole de Dieu, les homélies du Monarque pontifical sont nécessaires en Afrique où soit dit en passant le Cameroun et l’Angola se taillent la part du lion en termes de séjours papaux avec François qui s’y était rendu.


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