Le patron de Barkhane chez le ministre de la Défense malien : la France rassure de nouveau Bamako de son  soutien

Le patron de Barkhane chez le ministre de la Défense malien : la France rassure de nouveau Bamako de son  soutien

Exit la tambouille autour de l’arrivée du groupe Wagner au Mali ? Où la France a-t-elle accepté de faire contre mauvaise fortune, bon cœur ? En tout cas, après la sortie au vitriol du premier ministre malien Choguel Maïga à la tribune de l’organisation des Nations unies, et la réponse non moins virulente du président Emmanuel Macron à l’égard de la junte, l’heure est à l’apaisement et à la réconciliation. D’un côté le gouvernement de la Transition au Mali plus que jamais déterminé à explorer d’autres horizons dans la lutte contre le terrorisme qui stagne depuis plus de 8 ans et de l’autre, la France qui voit d’un mauvais œil, ce changement de cap et le rapprochement entre Moscou et Bamako par l’entremise de la société Wagner malgré le réaménagement du dispositif de la Force Barkhane, difficile d’envisager un compromis.

Mais après l’épisode des joutes verbales servies par les uns et les autres, la température semble avoir baissé et l’heure est aux gages de bonnes intentions. Hier donc, le commandant de Barkhane, le général français Laurent Michon, a rencontré le ministre malien de la Défense, Sadio Camara, pour le rassurer et dire que Paris sera toujours aux côtés du Mali, pour un appui sécuritaire dans la lutte contre l’hydre terroriste. Ce message du général Michon n’est pas nouveau. Il est une redite de celui que le président Macron et son ministre des Armées, Florence Parly, avaient transmis aux premières heures de l’annonce de l’imminence de l’arrivée de Wagner. C’est-à-dire avant que le ton ne monte entre les deux parties.

A présent que le tumulte semble retombé, et en dépit des signaux négatifs qui militent en sa défaveur et de l’incessante montée du sentiment anti français,  la France n’entend pas quitter le Sahel dans des conditions humiliantes.  En clair, Paris entend défendre son pré-carré jusqu’à la dernière sueur diplomatique et on peut dire que ce n’est pas sa dernière tentative. A coup sûr, les allers et retours entre Paris et Bamako vont se multiplier dans les prochaines semaines pour tenter de sauver ce qui peut encore l’être. Mais quelle solution peut-on envisager dans ce cas de figure ? S’agirait-il d’une esquisse de cohabitation entre Barkhane et Wagner ou d’empêcher vaille que vaille l’arrivée du groupe russe ? Et Takuba dans tout ça ? Qu’adviendra-t-il de ce nouveau projet ? Nul ne saurait le dire avec exactitude, mais à l’heure où les positions sont tranchées, il est difficile que Paris et Bamako trouvent une solution médiane qui satisfera toutes les parties. Et on peut dire, le coup de Jarnac des colonels de Kati à la France est une pilule difficile à avale.

La rédaction

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