Après la visite du général Abdoulaye Maïga, premier ministre malien le 24 août dernier à Alger, c’est le tour de son homologue algérien, Sifi Grieb d’etre à Bamako ce 14 septembre 2026. Plus qu’une simple civilité diplomatique, ce séjour premier ministériel algérien dont la délégation a eu une séance de travail avec les autorités maliennes, puis l’audience au palais de Koulouba avec le chef de l’Etat malien le Gl Assimi Goita , tous ces fzits concourent à affirmer que cette visite signe l’avancée du dégel entre les deux pays consécutif au gravissime événement d’avril 2025 à Tinzaouaten . Les deux séjours respectifs des deux premiers ministres ont été précédés du retour des ambassadeurs rappelés au plus fort de la tension et du rapprochement de l’axe Alger-Bamako. Il faut dire que la géopolitique, les impératifs sécuritaires, bref, la Realpolitik peuvent expliquer cette brisure de glace diplomatique Mali-Alger.
1300 km de frontière, une lutte contre l’insécurité terroriste qui nécessite que les deux pays mutualisent forces et renseignements et même économiquement tout a tendance à ce que le Mali et l’Algérie travaillent la main dans la main. Comme on dit, la géographie et l’histoire condamnent souvent deux pays à cheminer vers la même direction. C’est le cas patent du Mali et de l’Algérie.
Si on ne peut pas parler d’une totale normalisation des relations ,c’est à tout le moins le début de la fin d’une brouille notoire. Les pommes de discorde semblent s’aplanir.
Alger se résout à accepter la dynamique en cours à Bamako marquée par un souverainisme affirmé et le refus d’interférences extérieures. Le Mali, quoique l’Accord d’Alger soit caduc, pourrait retrouver en l’Algérie un partenaire le partenaire stratégique d’antan. En outre, l’Algérie élargit son spectre diplomatique en reprenant langue avec les trois pays de l’AES via le Mali et le Niger. Et sûrement, la grande commission mixte de coopération Mali-Algérie fixera les fondamentaux de cette reprise. On peut dire que cahîn cahan que le Mali et l’Algérie se retrouvent comme ils auraient dû ne pas se séparer.
Aujourdhui Au Faso


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