Législatives du 31 juillet au Sénégal : Début de campagne et couteaux dans les fourreaux en attendant ?

Législatives du 31 juillet au Sénégal : Début de campagne et couteaux dans les fourreaux en attendant ?

C’est parti au Sénégal, depuis hier, au lendemain de la Tabaski pour 3 semaines avec Yewwi Asken Wi le conglomérat de l’Opposition et Benoo Bokk Yakaar, le regroupement présidentiel pour conquérir les voix en vue des législatives du 31 juillet prochain.

Un coup d’envoi d’une campagne électorale qui survient après la tambouille sur les parrainages, l’invalidation de la liste nationale de l’Opposition sur laquelle figurait le patron du Pastef et principal opposant, Ousmane Sonko, et celle des suppléants de Benoo, sans oublier les broncas à coups de manifs et  de bruits de casseroles. En un mot, c’est une campagne qui s’est ouverte, sur une campagne qui s’était surchauffée, mais qui connaît une accalmie, et surtout qui voit Yewwi Asken Wi aller à ces votes, en ne pratiquant pas la politique de la chaise vide.

Chaque camp a raison de ne point négliger ces «députations», car, elles sont un enjeu à double détente, pour de nombreux analystes : Ragaillardie par une taillée de grandes croupières du pouvoir aux municipales en s’emparant des municipalités telles Dakar et Zinguinchor, les Khalifa Sall, Ousmane Sonko et autres Barthélémy Dias, veulent confirmer l’essai pour être majoritaire à la Place Soweto (Assemblée nationale).

Si d’aventure, Yewwi Asken Wi grappillait la majorité, et même une minorité de blocage à l’Assemblée, ça se corserait pour  Macky Sall. Mais, il y a un autre enjeu de taille : l’opposition est convaincue, que si Benoo Bokk Yakaar rafle la mise à ces législatives, il fera toiletter la Constitution pour ouvrir un 3e mandat à Macky Sall. Et sur cette question délicate, sur laquelle d’ailleurs la CEDEAO est en train de revoir ses textes pour légiférer, sur ce 3e mandat, le président pas encore candidat Macky Sall a répondu récemment en disant : «je répondrai à cette question après les législatives. Il sera alors temps de fixer le cap sur 2024». Une esquive qui ne rassure pas ses opposants, car législatives  ou  pas, s’il n’est pas candidat, il peut le dire hic and nunc, ici et maintenant. Pourquoi maintenir un suspense qui, en plus d’alimenter les supputations créent des étincelles ?

Pour le moment, et fidèle à sa tradition de phare démocratique de la sous-région, le pays  a mis en sourdine ces bagarres, pour se concentrer sur la campagne électorale. Couteaux aux fourreaux ! Jusqu’à quand ? Fausse paix avant la tempête post-électorale ?

C’est aussi le charme de ce pays qui n’a jamais connu de coup d’Etat, et où même in extremis, les meubles de la démocratie sont toujours sauvés. Serait-ce encore le cas ? Rendez-vous dans 3 semaines.

La REDACTION

COMMENTAIRES

WORDPRESS: 0
Aujourd'hui au Faso

GRATUIT
VOIR