Lorsque son emblématique président Boni Yayi avait jeté l’éponge un tantinet pour des raisons de santé mais surtout après les avanies politiques que le parti a subi volontairement ou pas, les Démocrates se sont retrouvés déboussolés, écartés des compétitions électorales par des lois » scélérates » qui les auront privés d’être presents au parlement et dans les instances électives de décision. « Ayant participé à la présidentielle par translation » avec la mise à l’ecart de son champion Me Renaud Agbodjo le parti a vibré pour Force cauris pour un Bénin émergent, ( FCBE) . Consequences : les Démocrates étaient une formation politique très affaiblie.
Ni le congrès ni moults réunions encore moins les objurgations des militants pour que Boni Yayi reprenne la tête du parti rien n’y fera, le parti allait à vau- l’eau .
Alors, lorsque Nourénou Atchadé a été élu président, c’est un événement majeur. Il y a désormais un capitaine pour le bateau des Démocrates.
Un quinquennat pour dépêtrer un parti des méandres de la disparition ou plutôt de la phagocytose, voici la principale mission à lui confiée . Sans grandes marges de manœuvre, « trève politique » oblige, Nourénou Atchadé devra se complaire dans une opposition conviviale, mais sans grands impacts. Absents de l’Assemblée nationale, les Démocrates institutionnellement n’existent pas. Enfin, la grande hémorragie avec le départ des personnalités ou de simples militants qui ont déposé leurs valises dans le camp présidentiel fait que le nouveau président aura un parti à construire ou à reconstruire. Enfin, il a 5 ans pour apporter un supplément d’âme à une opposition béninoise quasi inexistante legs de l’ère Talon qui aura balisé ce terrain avant de céder son fauteuil à son dauphin Romuad Wadagni . Aujourdhui au Faso


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