L’Espagne enlace Dame-Coupe du monde 2026 :  Même au MetLife Stadium, Dieu ne joue pas au foot ! 

L’Espagne enlace Dame-Coupe du monde 2026 :  Même au MetLife Stadium, Dieu ne joue pas au foot ! 

La Coupe du monde 2026 restera comme une édition particulière dans les annales du football. Avec un format inédit à 48 équipes qui a favorisé une ouverture plus large, cette compétition a marqué une nouvelle étape dans son évolution. Elle a offert davantage d’opportunités aux sélections émergentes tout en posant des interrogations pertinentes sur l’équilibre entre spectacle, économie et impacts politiques.

Au plan sportif, cette Coupe du monde a tenu toutes ses promesses, en s’imposant comme une véritable fête du football avec une remarquable velléité offensive, des rencontres spectaculaires et une forte présence des grandes stars mondiales. Mbappé, Messi, Haalande, Dembélé … les meilleurs joueurs de leur génération ont répondu présents. Le classement des meilleurs buteurs illustre cette domination des grands chasseurs de buts, avec un niveau offensif rarement observé dans une Coupe du monde.

Cette compétition a également confirmé la solidité des grandes nations du football. Contrairement à certaines éditions où les surprises avaient profondément bouleversé la hiérarchie, les meilleures sélections mondiales ont assumé leur statut. Les grandes puissances du football, notamment l’Argentine, l’Espagne, l’Angleterre et la France, ont atteint le dernier carré, démontrant que la performance au plus haut niveau repose toujours sur une organisation efficiente, notamment la formation de qualité, les infrastructures et une grande expérience des grands rendez-vous.

L’Amérique 2026 a certes été marquée par les performances sportives, mais également par de nombreuses polémiques. L’arbitrage a plus que jamais suscité des débats passionnés et parfois de fortes contestations. Malgré les progrès technologiques et l’utilisation des outils d’assistance, certaines décisions arbitrales ont frisé l’incompétence, pour ne pas dire le mépris. Quoi qu’il en soit, l’arbitrage demeure l’un des grands défis du football moderne, car une seule décision peut influencer le destin d’une équipe et changer l’histoire d’une compétition.

L’aspect criard de cette édition a été l’implication politique dans le fonctionnement du football. Généralement sous-entendue dans les coulisses des palais présidentielles ou les vestiaires souterrains des stades, elle est apparue aux Etats-Unis de Donald Trump comme une audace sans filtre. Naturellement, cette influence politique non dissimulée sur les règles qui régissent le football, certaines entorses et décisions admiratives ont soulevé des questions sur l’indépendance d’une institution sportive telle que la FIFA. Au demeurant, le constat semble bien évident au sorti de cette « Amérique », le football est désormais au cœur d’enjeux diplomatiques, économiques et géopolitiques, fragilisant au passage la crédibilité de la FIFA, et sa vocation de neutralité.

L’un des grands enseignements de cette Coupe du monde reste également la progression du football africain. Le Maroc a encore confirmé son statut de meilleure nation africaine du moment, après son parcours exceptionnel de 2022, Même s’il n’a pu mieux faire, il confirme sa régularité à l’image des meilleures équipes du monde.  Cependant, le bilan africain reste mitigé. Plusieurs équipes avaient les moyens de réaliser de meilleurs parcours. Le solide Sénégal et la presque juvénile Côte d’Ivoire n’ont pas été à la hauteur des attentes. Considéré comme le petit poucet, le Cap-Vert, pour sa première participation à un tel niveau, n(a pas été ridicule. En atteignant les 18e de finale, les Requins Bleus ont écrit une belle page qui fera date.

Au final, la Coupe du monde 2026 a confirmé la domination des grandes nations. Lionel Messi face à Lamine Yamal, la sphère footballistique ne pouvait rêver meilleur dernier acte. Le graal s’est joué entre deux monstres sacrés de la discipline et le plus téméraire, tactiquement et mentalement, notamment la Roja (l’Espagne) l’a remporté.

Contrairement à Donald Trump et au désormais controversé Gianni Infantino, les dieux du football semblent n’avoir exercé aucune influence divine sur l’ordre hiérarchique final de ce mondial. Entre mastodontes et petits poucets européens, américains et africains il n’y a pas  eu de place pour le hasard. La verticalité footballistique a été observée à cette compétition mondiale sur le rectangle vert comme pour dire que même dans ce MetLife Stadium, Dieu ne joue pas au foot ! Ce ne sont pas les amateurs du big game qui s’en plaindront !

Quant à  cette finale de mondiale 2026, elle fut  un peu insipide sur les bords entre l’Albiceleste et la Roja. Chaque équipe a certes à ce stade croit à Dame-coupe et in fine réduits à 10 après la sortie de  Enzo Fernandez par un carton rouge et après un pressing des Espagnols ceux-ci  trouvent enfin les filets argentins à la 106 mn par la patte libératrice de Ferran Torres . La Roja peut enlacer Dame-coupe pour la deuxième fois de leur histoire après celle de 2010. Un  Happy end pour les poulains de Luis de la Fuente. l

Hamed JUNIOR

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