Levée du blocus de Djibo, chronogramme de la Transition … : Damiba, 25 avril et le couperet de la CEDEAO

Levée du blocus de Djibo, chronogramme de la Transition … : Damiba, 25 avril et le couperet de la CEDEAO

Alors que Roch Kaboré, le président renversé le 24 janvier dernier, célèbre ses 65 hivernages aujourd’hui, il est né le 25 avril 1957 dans une résidence surveillée, la sienne du quartier Patte d’Oie de Ouagadougou, la Transition ou plutôt ceux qui l’ont tombé attendent et tout le Burkina avec, que va décider la CEDEAO, ce jour 25 avril 2022, ou les jours à venir. Sanctions ou pas sanctions. Damiba a envoyé encore des émissaires ces derniers jours dans certaines capitales sous-régionales à ce sujet.

 

En effet, après le dernier sommet de la CEDEAO, et le séjour d’envoyés de l’Organisation à Ouagadougou deux conditions avaient été posées aux autorités burkinabè, pour ne pas subir les foudres de la CEDEAO :

– Libérer Roch Kaboré le 31 mars.

– Ramener le temps de la – Transition qui est de 36 mois à des propositions raisonnables.

Roch a bénéficié d’une liberté-résidence surveillée, ce que semble avoir acceptée la CEDEAO, et ce bien après le 31 mars. Pour ce qui est du timing de la Transition, si l’on s’en tient aux propos du président Damiba du 1er avril, c’est les 3 ans qui restent de vigueur, sauf si la situation sécuritaire s’améliore, ce temps pourrait être retoqué. Mais jusqu’à ce jour officiellement, ce sont les 36 mois, qui font foi.

Alors que pour la CEDEAO, si ce 25 avril 2022, les propositions de la Transition burkinabè ne bougent pas, les sanctions de la CEDEAO tomberont, et ce même pas autour d’un sommet, Abuja, prendra les mesures coercitives, voisines de celles qui frappent le Mali.

Qu’a décidé Damiba ? Le statu quo des 36 mois ?

Soit, la CEDEAO avec le cas malien cristallise beaucoup de répulsions, dont la moindre n’est pas son tropisme envers la volonté des chefs d’Etat, sans regarder les peuples. Mais en même temps, dire que le chronogramme est harnaché à la baisse ou à l’éradication du terrorisme, c’est un peu vaseux.

On sait que le blocus terroriste de Djibo a été levé et qu’un convoi humanitaire a pu s’y rendre sous bonne escorte militaire pour ravitailler une ville enserré par des terroristes. Par ailleurs, des victoires sont remportées dans certains «bled» du Burkina, mais beaucoup reste à faire. Et l’embellie de Djibo est due au dialogue, que la Transition a entamé par le truchement des Comités locaux, lesquels à y regarder de près ressemblent à la méthode qu’a entamée Mohamed Bazoum du Niger, d’ailleurs soit dit en passant, Yéro Boly, le ministre de la Réconciliation nationale a fait un tour chez le chef de l’Etat nigérien pour bénéficier de ses conseils et son expertise. Le Burkina Faso va-t-il solliciter aussi le concours de Limam Mustapha Chafi ?

Que décidera la CEDEAO aujourd’hui 25 avril ou plutôt les jours à v enir ? À quoi est suspendu le Burkina les prochains jours vis-à-vis de la CEDEAO ? Va-t-on ramener la Transition à 18 mois ? A 24 mois ? la baraka de Damiba va-t-elle continuer à l’irradier ?

La REDACTION

COMMENTAIRES

WORDPRESS: 0
Aujourd'hui au Faso

GRATUIT
VOIR