Libye : Haftar est-il le bourreau des migrants de Tripoli ?

Libye : Haftar est-il le bourreau des migrants de Tripoli ?

Dans sa marche conquérante sur Tripoli, le maréchal Khalifa Haftar ne reculerait-il devant rien pour s’emparer de l’Ouest, QG de son pire ennemi, Fayez El Sarraj ? Est-il l’ordonnateur des bombardements du 2 juillet dans la nuit qui ont fait une quarantaine de morts dans un camp de migrants à Tripoli ?

L’homme fort de l’Est ne revendique pas cette horreur, par contre, ses partisans admettent, que plusieurs raids ont été perpétrés, mardi dernier sur Tripoli et Tajoura. Apitoyons-nous sur le sort de ces pauvres perclus dans les camps tripolitains : après avoir échappé à la mort sur la Méditerranée ou dans le désert, été spoliés par des passeurs impitoyables, pour finir dans un casernement de fortune, les voilà qui quittent ce monde, fauchés par des tirs que se font des frères ennemis libyens. C’est vraiment injuste !

Déjà l’ONU et plusieurs O NG humanitaires ont tiré la sonnette d’alarme sur le transfèrement des migrants en Libye, Etat failli depuis l’éclipse définitive de l’astre de la Jamahiriya, des migrants parqués dans des zones, réduits en bêtes de somme, et en supplétifs pour milices.

Or si le maréchal de l’Est, s’est piqué depuis le 4 avril dernier, de s’emparer du Gouvernement d’Union nationale (GNA) de l’Ouest, y compris par la force, c’est qu’il n’ignore pas qu’il y aura des victimes collatérales. La communauté internationale s’échine bien, en tout cas en déclarations, réunions et coups de fils aux protagonistes pour ramener la paix. Mais la pacification de la Libye est-elle possible de nos jours, sans la mise à l’écart d’un des 2 hommes forts ? Si Sarraj est «reconnu» par les Occidentaux et les Américains, de plus en plus et à commencer par ce dernier en personne, nombreux sont ceux qui estiment que les regards se tournent plutôt vers Haftar sur qui affleure l’homme fort recherché désespérément, par la communauté internationale. Si fait que le dirigeant ‘’officiel’’ de l’ouest se sent de plus en plus isolé, abandonné, dans les faits.

«La guerre totale» tant redoutée par l’ONU est bien une réalité en Libye et si les puissants du monde, ceux-là même qui peuvent assurer le service après-vente (SAV) en Libye, veulent de nouveau rassembler les tribus bédouines, regroupés kadhafistes et anti-guide libyen, ils se doivent d’agir un peu plus concrètement.

Pour le moment, de pauvres hères, en quête d’un meilleur quotidien européen, fuyant le chômage et la guerre de leurs pays, se retrouvent ‘’mourir cadeau’’ dans une guerre qui n’est pas la leur.

Sam Chris

COMMENTAIRES

WORDPRESS: 0
Aujourd'hui au Faso

GRATUIT
VOIR