Libye : Sarraj de guerre lasse !

Libye : Sarraj de guerre lasse !

La Commission militaire GNA/GNL n’aura pas réussi à renouer la palabre entre les 2 frères ennemis libyens. Le premier ministre reconnu par la Communauté internationale, a claqué la porte des discussions de Genève.

Sans surprise, car depuis la conférence de Berlin le 19 janvier, qui a accouché de bonnes intentions et de vœux pieux, rien n’a bougé sur le terrain libyen, quasiment rien, sinon le grossissement du poker menteur. Un constat d’ailleurs réitéré  à Munich lors de la 56e conférence sur la sécurité, le général Kalifa Haftar n’a pas quitté ses positions d’encerclement de Tripoli, et de blocus des puits pétroliers.

La Turquie continue vraisemblablement d’appuyer le GNA avec armes et rebelles, alors que la Russie apporte soutien en hommes à l’homme fort de l’Est. Jetés aux orties le cessez-le-feu, la décision de non-ingérence, et celle de l’embargo sur les armes de même que la résolution onusienne du 12 février sur «un cessez-le-feu durable en Libye».

La Commission militaire 5e GNA/GNL qui devait se retrouve ce 26 février est ainsi piégée. Car si «l’officiel» de la Communauté internationale a suspendu sa représentation au dialogue de Genève, c’est qu’il la trouve inopérante, et peut-être veut-il en découdre. A moins que ce ne soit un aveu d’impuissance. Car si en apparence, on est à la situation d’un surplace, le rapport de force semble pencher du côté de Haftar. Il tient quelque chose de fondamental : il contrôle pas mal de villes, y compris Syrte, et contraint Sarraj à se claquemurer à Tripoli. Il a officieusement le soutien des pays puissants qui comptent, même si nombreux d’entre eux, soutiennent Sarraj du bout des lèvres.

Ce dernier a-t-il senti qu’il est en train de perdre la partie ? Car à défaut d’une résolution de cette guerre libyenne, autour d’une table ronde, ce sera par les armes.

Car cette situation d’Exécutif dyarchique qui ne dit pas son nom a trop duré. La Libye post-Kadhafi ne peut s’offrir le luxe de rester dans cet état de ni pain, ni mie.

Et même cette Communauté internationale, disons les USA, la France, la Russie, les pays arabes qui voient en cette Libye, un gros marché sont fatigués d’attendre de faire du business. L’argent n’aime pas le bruit. Il faut vite stabiliser cette Libye, pour que les affaires reprennent rapidement. Une question de retour sur investissement !

Or seule une Libye pacifiée avec un leader fort permet de nouer ces contrats et marchés lucratifs. Et dans l’esprit de ces pays impliqués, seul Haftar est à même de leur faire parvenir à ces aspirations. Alors, El Sarraj de guerre lasse, veut-il s’avouer vaincu, ou se battre jusqu’au bout ? On le saura rapidement.

La REDACTION

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