Lutte contre le terrorisme : la CEDEAO a adopté son pan d’action à un milliard de dollars

Lutte contre le terrorisme : la CEDEAO a adopté son pan d’action à un milliard de dollars

Réunis en sommet ordinaire à Abuja dans la capitale fédérale nigériane, le samedi 21 décembre 2019 les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a adopté samedi son «plan d’action» à un milliard de dollars dont les contours demeurent imprécis, pour lutter contre le terrorisme dans la région, au cours d’un sommet extraordinaire des chefs d’Etat à Abuja.

«La conférence adopte le plan d’action 2020-2024 destiné à éradiquer le terrorisme dans la région ainsi que son calendrier d’exécution et son budget», a annoncé en clôture du sommet Jean-Claude Kassi Brou, président de la Commission de la CEDEAO. «Ce budget sera financé par des ressources internes à hauteur de un milliard de dollars», a précisé M. Brou, ajoutant toutefois que le budget estimatif total s’élève à 2,3 milliards de dollars et en appelant à la solidarité des «partenaires internationaux» pour financer le reste. Le montant fourni par la CEDEAO est «destiné à l’appui en équipement des Etats membres aux activités de formation des structures compétentes et au partage effectif de renseignements», a-t-il expliqué. Le président de la Commission de la CEDEAO doit «mettre en place immédiatement un mécanisme inclusif et transparent de gestion des ressources mobilisées pour la mise en œuvre du plan d’action», dont les modalités concrètes n’ont pour l’heure pas été précisées.

A la mi-septembre 2019,  à l’occasion du sommet extraordinaire de Ouagadougou, la CEDEAO avait exprimé sa volonté d’œuvrer au  «renforcement des capacités opérationnelles des armées nationales ainsi que des forces conjointes» comme le G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina, Niger, Tchad) qui doit comprendre à terme 5 000 hommes. Le président de la Commission avait plus tôt rappelé l’»urgence» d’agir, alors que «les attaques terroristes ont augmenté de près de 80%» par rapport à 2018, faisant plus de 1 800 victimes civiles et militaires et près de 2,8 millions de déplacés, et provoquant la fermeture de milliers d’écoles.

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