Macron et la fin officielle de Barkhane : Changement et affinement de la lutte antiterroriste au Sahel

Macron et la fin officielle de Barkhane : Changement et affinement de la lutte antiterroriste au Sahel

Evidemment à Toulon hier, les affaires domestiques furent dans la bouche de Macron, tel cette subodoration d’une éventuelle dissolution de l’Assemblée nationale.

Mais naturellement de ce grand oral délivré depuis le porte-hélicoptère amphibie Dixmude, ce qui en disait long sur déjà la tonalité par la présence de cet engin de guerre, Jupiter a beaucoup évoqué la nouvelle stratégie de Paris dans le domaine de la Défense. Et derechef, le cas spécifique du Sahel avec Barkhane, dont la fin officielle a été actée ce 9 novembre.

En attendant que ce nouveau format sécuritaire au Sahel soit affiné d’ici 6 mois, on peut dire que dans l’absolu, les 3 000 militaires qui demeurent l’arme au pied,dans le sable, sont les derniers des Mohicans du désormais ex-Barkhane qui sont réarticulés au Burkina, au Niger et au Tchad.

Et si Macron a décidé devant l’aréopage des officiers que désormais ces opérations militaires «devront être mieux ordonnées dans le temps et ce, dès le départ … plus d’engagement illimité …». C’est qu’il a tiré les leçons de l’aventure de Barkhane depuis sous l’appellation Serval, il y a 9 ans et dont la lutte contre le djihadisme a connu des fortunes diverses, dues à l’instabilité politique chronique qui frappe le Mali, le Burkina et dans une moindre mesure le Tchad, depuis la disparition du maréchal Deby. Avec le Sahel, ce sera désormais «des engagements de coopération et recours à leurs armes» dira Macron.

Le contenant change car exit Barkhane, et le contenu connaît aussi une métamorphose, une sorte de transmutation, car l’opérationnel militaire sera corrélé à l’équipement, à la formation, à la coopération, au renseignement …

Hier à Toulon, on a senti aussi un Jupiter décidé à mettre l’accent sur le softpower pour ne pas dire que Macron veut que la France sorte vainqueure dans la lutte informationnelle, dans laquelle ses adversaires excellent via des «jeux de miroir, des bots de trolls» bref, par des infos nauséeuses savamment distillées pour dézinguer «l’influence» française, et c’est pourquoi, ce volet sera, foi de Macron, au rang de «fonction stratégique». En français facile, Macron en a ras-le-bol qu’on traine la France dans la fange, par un «bestiaire digital … de faux récits et un appétit de violence…».

Il faut dire que cette officialisation de Barkhane au Sahel, une opération poussée dehors au Mali, par la junte qui a effectué un double coup d’Etat, a donné lieu à l’apparition des supplétifs russes de Wagner, venus en véritables guerriers pour en finir avec les terroristes, mais qui, depuis lors, patauge entre doutes, hésitations et non-victoire. Et si l’impéritie de Barkhane a été brandie comme le motif pour faire partir les soldats français, Wagner montre aussi des signes d’incapacité à venir à bout de la pieuvre terrorisme alors qu’en théâtre d’ombre, le même Wagner fait tirer à boulets rouges sur la France.

C’est pour dire Basta à tout ça que Jupiter va désormais circonscrire les opérations militaires dans le temps, on en saura plus dans 6 mois, mais  la réaction de la France à cette guerre de l’info, ou plutôt contre l’intox fera désormais partie de sa défense. Changer son fusil d’épaule et rester au Sahel, pas en tant que Barkhane, mais en soldats français luttant contre le terrorisme tout en rabattant le caquet à Wagner, telle est la quintessence du discours macronien sur le Dixmude.

Hier sur ce porte-hélicoptère, on a retrouvé Jupiter, le jour de sa prise de fonction le 13 mai 2022 en chef de guerre passant en revue la troupe dans le command car !

La REDACTION

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