Massacre de Yirgou: 8 mois après, deux chefs «Koglwéogo» interpellés

Massacre de Yirgou: 8 mois après, deux chefs «Koglwéogo» interpellés

L’information est de nos confrères de la radio Oméga. Deux chefs «Koglwéogo» ont été interpellés en début de semaine dans le cadre de l’enquête sur le massacre de Yirgou.

Il s’agit selon une source judiciaire de Boukary Bamogo et de Boureima Sawadogo, qui ont aussitôt été transférés dans la capitale Ouagadougou où ils sont auditionnés. Ces deux interpellations interviennent huit (8) mois après les tueries qu’a connues cette paisible localité de la province du Sanmatenga située dans la commune de Barsalogho. Selon la même source, environ 150 personnes ont été auditionnées et 130 présumés auteurs de ce que d’aucuns ont qualifié de pogrom, ont été identifiés.

Il s’agit là, des premières arrestations dans le cadre de l’information judiciaire ouverte par le parquet au lendemain de ce massacre qui avait ému le pays tout entier. En effet, le 1er janvier 2019, après que des hommes armés non identifiés aient abattu le chef et trois membres de sa famille, s’en suit alors une véritable chasse à l’homme. Des dizaines de membres du groupe d’autodéfense «Koglwéogo» engagent des représailles contre la communauté peule accusée d’avoir hébergé les assaillants.

Plusieurs d’entre eux seront tués et leurs maisons brûlées. Le bilan réel fait l’objet d’une controverse. Dans un premier temps, le gouvernement annonce 18 tués et plusieurs blessés, mais quelques jours après, les choses partent crescendo. Par la suite, 48 morts sont dénombrés avant qu’un décompte fait par le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC) lance ce chiffre ahurissant de 216 morts. L’émoi est grande et des appels sont lancés pour que les responsables de l’indicible soient arrêtés et châtiés à la hauteur de leur forfait.

Le 4 janvier 2019, soit trois jours après les évènements, dans un esprit d’apaisement, le président du Faso, effectue le déplacement. Lors de la dernière session du Conseil supérieur de la magistrature, il est ressorti que plusieurs tentatives d’arrestation des présumés auteurs de ce massacre sont restés sans suite par manque de soutien de la force publique. Ces deux interpellations annoncent-elles la fin de l’impunité dans cette affaire ? Nul ne saurait le dire avec certitude. Alors wait and see !

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