Ministère des sports et des loisirs : Le ministre Azoupiou, décidé à faire du sport un indice du développement

Ministère des sports et des loisirs : Le ministre Azoupiou, décidé à faire du sport un indice du développement

 

Placé sous le très haut patronage du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, le Ministère des sports et des loisirs organise les 18, 19 et 20 juin prochains, un séminaire sur le développement du sport et des loisirs. Le pari du ministre Daouda Azoupiou est sans ambigüité : le sport burkinabè doit désormais prendre son destin en main…

Installé à la tête du département en charge du sport et des loisirs, il y a environ 3 mois, le ministre Daouda Azoupiou a le mérite d’avoir pris très tôt, la mesure des entraves liées à l’épanouissement du sport burkinabè. Des infrastructures aux clubs en passant par les fédérations, la formation ou l’environnement du sport, les contraintes et les insuffisances sont nombreuses.

Convaincu d’une part, que la navigation à vue et les pratiques approximatives ne peuvent qu’exténuer le développement de notre sport, et d’autre part, que les solutions ne peuvent être apportées aux différents maux qui minent le sport qu’à travers une large concertation à même d’aboutir à une feuille de route aux contours responsables et ambitieux, le ministre  Daouda Azoupiou a sonné le raout. Fédérations, clubs, athlètes, industriels du sport, anciennes gloires, journalistes… toutes les structures officiant dans le domaine du sport ou des loisirs seront présentes. Il s’agira, dira  le ministre, «de changer de paradigme», en termes clairs, «changer de manière de faire».

Si le projet de société impulsé par le président Roch Marc Christian Kaboré «accorde une place importante au sport», comme le rappellera le patron du département, il faut reconnaître que les différents acteurs eux-mêmes, par complaisance ou par dessein inavoué, ont du mal à se hisser au niveau de l’estime qui devrait être la leur. Résultat, même si des médailles sont glanées çà et là à certaines occasions, l’avenir de notre sport reste dans son ensemble, soumis à des aléas non maîtrisés. Stades vides, athlètes mal récompensés, infrastructures en souffrance, inexistence d’industries du sport, ambitions mal définies, formation approximative… bref, un ensemble alourdissant, que le ministre Azoupiou qualifiera de «politiques incohérentes».

A ce séminaire des 18, 19 et 20 juin prochains, l’un des points les plus attendus sera sans nul doute la problématique du financement du sport. Comment faire en sorte que les opérateurs économiques trouvent leur compte dans la promotion du sport ? Comment élaborer une stratégie d’absorption du chômage, en créant des emplois, sur la base d’industries sportives fiables ? En un mot comme en mille, il s’agira de faire en sorte que la part contributive du sport, dans la croissance économique de notre pays, soit palpable et devienne de fait, un indice référentiel du développement.

Salvatrice s’il en est, la démarche du ministre Daouda Azoupiou connaît déjà une forte adhésion, il est tant que le sport burkinabè (bien souvent laissé à la merci de prestidigitateurs qui font fortune sur la sueur des athlètes), prenne son destin en main, pour un réel développement.

Hamed JUNIOR

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