Mort du Président du tribunal dans le procès  Vital Kamerhé : Ça handicape et trouble psychologiquement juges et opinion !

Mort du Président du tribunal dans le procès  Vital Kamerhé : Ça handicape et trouble psychologiquement juges et opinion !

Ce n’est pas une première, mais ce n’est pas courant qu’un président de tribunal meurt en cours de procès, surtout si ce procès concerne un directeur de cabinet d’un chef d’Etat, et surtout s’il est relatif à une affaire de gros sous, 50 millions de dollars. Le décès du juge Raphael Yanyi dans le procès Vital Kamerhé l’encore dircab de Félix Tshisekedi en RDC a tant abasourdi qu’il soulève des interrogations qui restent pour le moment, muettes de réponses.

Quel est ce mal mystérieux, apparu aux environs de 16 heures, qui emportera le juge 5 heures plus tard à l’hôpital ?

Souffrait-il d’une pathologie chronique qui aurait finalement eu raison de lui ?

Seule une autopsie en bonne et due forme pourrait éclairer la lanterne des congolais, passionnés par le procès inédit, dont il se régale par la RNTC, la radio nationale télé-congolaise. Ne contournons pas les pensées : On est en Afrique, et bien sûr, l’hypothèse d’un empoisonnement par des «missiles invisibles», comprendre, la sorcellerie trotte dans les esprits. Ou même un empoisonnement classique ! En Afrique, il n’y a pas de mort naturelle, surtout si le défunt, faisait un travail risquant. On meurt rarement de sa maladie en Afrique ! Alors si c’est le président d’un tribunal, qui plus est veut faire la lumière sur un gros détournement de gros sous, le rubicond est vite franchi qu’il a été «fait» (tué) ! Et si la toile s’est enflammée, ce n’est pas pour rien, car si le matin Raphaël Yanyi avait bon pied, bon œil, sa mort dans la soirée est suspecte. Vaticinations, accusations, menaces vont suivre ce décès et seule l’autopsie pourrait les faire taire.

Soit, cette mort ne changera rien dans la procèdure, en théorie, en théorie seulement car si un juge va être désigné et même si ce dernier remplacera au pied levé le défunt Yanyi (ce qui est improbable), l’ambiance sera pesante. Dans les travées du tribunal sis dans la prison de Makala, les Choses ne seront plus comme avant. Le procès du «Programme 100 jours du président Tshisekedi» a déjà fait une victime, et psychologiquement, rien ne peut ôter cette lourdeur, ni du reste l’ombre de Raphaël Yanyi. Le seul hommage qu’on pourrait lui faire est que justice soit dite.

 

Sam Chris

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