Naissance de l’UDP : Du renfort pour la majorité présidentielle

Naissance de l’UDP : Du renfort pour la majorité présidentielle

Un regroupement de partis politiques dénommé Union pour la démocratie et le progrès (UDP) a été présenté, au cours d’une conférence de presse, ce mercredi 6 décembre 2017, à Ouagadougou. L’union qui est composée de quatre partis politiques : l’Alliance des jeunes pour l’indépendance et la république (AJIR), le Front des forces socialistes (FFS), le Parti du peuple républicain (PPR) et le Rassemblement pour la démocratie et le socialisme (RDS), est d’obédience progressiste, de gauche et s’est déclaré membre de la majorité présidentielle. Des dires du président en exercice de l’UDP, Tambi François Kaboré, à cette étape, il s’agit d’une union qui va évoluer vers la création d’une formation politique unique.

Dans le paysage politique burkinabè, on dénombre plusieurs partis dits de gauche et d’autres dits de droite, des partis d’obédience socialiste et d’autres encore, d’obédience libérale, etc. Un émiettement qui, à en croire certaines voix, ne permet pas de représenter et de défendre les préoccupations du peule burkinabè. Cette vision est aussi partagée par des partis politiques.

 «Les préoccupations majeures des Burkinabè ne résident pas dans le nombre des partis politiques, mais dans leur capacité à apporter des réponses pérennes et idoines aux attentes des populations», a déclaré le président en exercice de l’UDP, Tambi François Kaboré. Il a expliqué que l’AJIR, le FFS, le RDS et le PPR, sont persuadés que le regroupement des partis politiques partageant les mêmes valeurs et principes accroît leur efficacité et leur efficience. Ils en veulent pour preuve la thèse selon laquelle : l’union fait la force.

C’est ainsi donc que les 4 partis sus-cités ont décidé de fédérer leur énergies respectives pour mieux participer aux efforts de la résolution durable des préoccupations des Burkinabès, à travers la mise en place d’un cadre d’expression, de concertation et d’action, dénommé Union pour la démocratie et le progrès (UDP).

A en croire ses membres, l’UDP est d’obédience progressiste, de gauche et s’est déclaré membre de la majorité présidentielle. A cet effet, elle apporte son soutien aux efforts de développement économique et social du président Roch Marc Christian Kaboré. «A l’étape actuelle, l’UDP est une union, étape vers la création d’une formation politique unique», ont souligné les conférenciers. Les objectifs spécifiques du regroupement sont :

définir et appliquer une position concertée ou consensuelle sur les questions d’intérêt national ou sur toute autre question qu’il lui plairait de s’en saisir pour l’intérêt de l’ensemble de ses membres ;

définir et appliquer une stratégie électorale susceptible de renforcer la représentativité de l’UDP au sein de l’Assemblée nationale et des conseils municipaux ;

mettre en œuvre des actions concertées susceptibles de renforcer et d’améliorer sa contribution à la réalisation du programme du président du Faso ;

Tambi François Kaboré a indiqué de l’union vise à promouvoir les valeurs de justice, d’équité, de solidarité, de liberté, de paix, d’égalité et de progrès dans la gestion du pouvoir d’Etat.

Au plan africain, «nous apporterons notre contribution à la lutte pour l’unité africaine réelle et non verbale et qui sera la clef de la résolution de tous les problèmes». Selon lui, avec l’intégration africaine, les questions de l’emploi des jeunes, du marché intérieur africain, de la recherche fondamentale et appliquée, etc. trouveront des solutions adéquates. «C’est à ce prix que l’Afrique sera une force dans le concert des nations, au lieu d’être vouée à la mendicité indigne et chronique et adepte à l’émigration et qui finit souvent dans les profondeurs des mers», foi du président en exercice de l’UDP.

Au plan international, le regroupement entend partager les principes du système westphalien, notamment dans ses principes de souveraineté interne, externe et d’équilibre des puissances. A cet effet, l’UDP s’engage à œuvrer à permettre au Burkina de tirer profit de la mondialisation ou/et de la globalisation et de s’organiser pour résister au mieux aux défis internationaux tels que le terrorisme et le changement climatique .

Aline Ariane BAMOUNI

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