Noces de Laine d’Aujourd’hui au Faso : Digitalisation et cherche mécènes salvateurs

Noces de Laine d’Aujourd’hui au Faso : Digitalisation et cherche mécènes salvateurs

Il y a 7 ans, dans la matinée, 2 ou 3 jeunes personnes décidèrent de se lancer dans une traversée médiatique qui confinait à de l’aventure très risquée : Créer Aujourd’hui au Faso, un quotidien.

Depuis le 21 février 2014, l’équipe s’est étoffée mais chaque jour que Dieu fait, certains sont sur le pont souvent dès minuit, pour les imprimeurs, à potron-minet (l’aube) pour les distributeurs, … quasiment de façon permanente pour les journalistes, surtout du journal en ligne.

Un septennat que Aujourd’hui au Faso a fait son job de façon professionnelle, avec son credo «Ni griot servile, ni détracteur stérile», ceint en diadème à son fronton. Un temps également, au cours duquel, il a semé les graines de l’info, éveillé des consciences, et apporté sa part contributive à l’opinion publique, et malgré sa jeunesse s’est inséré dans le sérail de la presse écrite comme un média sérieux. Merci à nos lecteurs et annonceurs qui nous ont fait confiance. Merci à nos confrères qui de façon multiforme nous ont permis d’être là. Un clin d’œil est fait à ce sujet à certains à travers leurs logotypes publiés dans ce numéro.

La crédibilité ne s’achète pas, ni au marché, ni dans aucune boutique. Mais depuis quelques années, la bourrasque des réseaux sociaux, de nos confrères putatifs ont mis à rude épreuve la viabilité du format économique des entreprises de presse privée, en particulier, celle écrite.

Ventes et publicités ont chuté, bien avant que la Covid-19 vienne porter le coup de grâce à certains. Les survivants se battent avec vaillance, et hargne. Mais … s’en sortent à peine.

L’impératif financier est un des facteurs qui fait danser le yoyo à la presse, entreprise spéciale aux produits périssables rapidement. Depuis plus de deux années déjà, bien antérieurement à la pandémie à coronavirus, si la boussole et le sextant de notre ligne éditoriale sont demeurés souqués fermes, permettant au journal de parvenir à différents rivages en lectorat, financièrement hélas, nous sommes souvent aux abois, malgré les apparences.

De ce fait, même s’il est illusoire de penser qu’un média peut vivre de façon pérenne des largesses d’amphitryons, d’éventuels mécènes pourraient constituer une bouée de sauvetage, un alternatif en ces temps très corsés. Le gouvernement  fait ce qu’il peut pour soulager le secteur privé, mais, lorsqu’on se réfère à la publicité de sensibilisation sur la Covid-19 dans les médias en 2020, d’où la presse écrite a été victime d’un «vote censitaire» pour délit de «non pertinence», il y a eu assurément un manque de discernement qui nous a été nuisible. Bref passons.

Nous n’avons pas honte de le dire, nous lançons ce cri du cœur aux … mécènes, pour peu qu’ils ne veuillent pas qu’on s’affranchisse des règles de l’éthique et de la déontologie du métier. Annonces et Pub sont naturellement la bienvenue également.

2021 est l’année de la digitalisation à tout crin

Le journal papier et en ligne sont au menu. On ne célèbrera pas de sitôt les funérailles du Print, mais le Web est là, envahissant, nécessaire et mondial. L’info au jour le jour ! En hard et numérique est notre objectif primordial. Digitaliser ou disparaître !

Politiquement, 2021 marque aussi le début du 2e quinquennat, l’ultime d’un président qui aura eu un 1er mandat très malmené. Réélu confortablement, ayant quasiment tous les leviers en main, Roch Kaboré est le maître des horloges au Burkina pour entrer dans l’Histoire en 2025. Ce ne sera pas une sinécure, ce nouveau bail à Kosyam, et ensemble avec tous les Burkinabè, la lutte pour des lendemains meilleurs devra être la seule qui mérite d’être menée. Le reste confine à du bavardage oiseux .

Zowenmanogo ZOUNGRANA

Directeur de publication

Directeur général

Chevalier de l’Ordre national

COMMENTAIRES

WORDPRESS: 0
Aujourd'hui au Faso

GRATUIT
VOIR