Nouveau code électoral : l’opposition se met en ordre de bataille

Nouveau code électoral : l’opposition se met en ordre de bataille

Les divergences sur les modifications apportées au Code électoral sont de plus en plus virulentes. Après avoir claqué la porte de l’hémicycle lors du vote de la nouvelle loi électorale, l’Opposition politique burkinabè qui accuse la majorité d’être passée en force en adoptant ce code sans consensus entend occuper le terrain de la lutte. Dans un communiqué l’opposition parlementaire a annoncé avoir introduit un recours devant le Conseil constitutionnel contre la modification du code électoral jugé «divisionniste et dangereux», adoptée en juillet par la majorité présidentielle.

A la suite de ce communiqué, le compte-rendu de la réunion hebdomadaire des partis affiliés au Chef de file de l’Opposition a appelé les militants et sympathisants à se tenir prêts pour les luttes à venir. Selon toute vraisemblance, les jours à venir seront très animés au plan politique sous le ciel burkinabè. D’ores et déjà plusieurs délégués de l’opposition de la diaspora ivoirienne ont faire part à l’ambassadeur Mamadou Zongo de leur opposition aux nouvelles dispositions dudit Code.

Le nouveau code électoral consacre la carte nationale d’identité et le passeport comme les seules pièces servant à l’inscription sur les listes électorales et au vote, mais exclut l’usage de la carte consulaire pour les Burkinabè de l’étranger. Cette nouvelle disposition est décriée par l’opposition qui y voit une «exclusion» et un recul démocratique» par rapport à l’ancien code électoral qui permettait l’usage de la carte consulaire, largement utilisée par les 11 millions de Burkinabè de l’étranger (chiffres du Ministère des affaires étrangères). «Les dispositions de ce nouveau code électoral, qui ne font pas consensus au sein de la classe politique, permettent au Mouvement du peuple pour le progrès (MPP, pouvoir), de préparer des fraudes à grande échelle aux prochaines échéances électorales», a dénoncé dans un communiqué l’opposition parlementaire, constituée des groupes parlementaires de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) et de Paix, Justice et Réconciliation Nationale (PJRN).

Le nouveau code électoral confine les lieux de vote des électeurs burkinabè de l’étranger dans les ambassades et dans les consulats. Cette restriction entraînera, sans doute, un très faible taux de participation de nos compatriotes de l’extérieur aux prochains scrutins», poursuit-elle.

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