Ouattara, Affi N’Guessan, HKB et KKB retenus par le Conseil constitutionnel ivoirien : La mercuriale du président Koné qui donne le tempo

Ouattara, Affi N’Guessan, HKB et KKB retenus par le Conseil constitutionnel ivoirien : La mercuriale du président Koné qui donne le tempo

Les couperets pré- électoraux s’appellent soit «absence de caution de 50 millions», «absence, ou insuffisance de 1% de parrainages des 17 régions ou districts autonomes» et «les condamnations judiciaires», lesquelles cimeterres ont cisaillé les dossiers de 40 présidentiables sur les 44  retenant in fine un quatuor qui iront en quête de la majorité des suffrages le 31 octobre pour l’impérium suprême : Kouadio Konan Bertin alias KKB, Pascal Affi N’Guessan, Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara, ce sont ces 4 mousquetaires qui s’élanceront pour la conquête ou reconquête du fauteuil convoité.

Les grands juges, vêtus de pourpre et d’hermine ont donc vidé leur délibéré hier 14 septembre, soit une journée avant le jour prévu, et c’est son président Mamadou Koné, qui aura pendant près de 2 heures exposé les motifs, les subtilités de la décision de cette juridiction suprême.

Impossible d’ailleurs de ne pas faire un arrêt sur cette mercuriale juridique du président Koné, sur la nouvelle Constitution, sur la IIIe République, et la candidature d’Alassane Ouattara, et ipso facto sur l’invalidation des autres.

Conjurer le spectre des coups d’Etat, des mutineries, instaurer un nouveau ordre juridique et politique, et nouer un nouveau contrat social, dont les piliers seront un pouvoir exécutif avec un vice-président, un bicaméralisme de bon aloi, sont entre autres des raisons qui ont motivé cette décision des sages.

La IIIe République est la bienvenue, car elle instaurera une nouvelle Côte d’Ivoire débarrassée de scories d’un certain passé tumultueux. Foi du président Mamadou Koné !

Comment ne pas mentionner certains dossiers emblématiques recalés tels que ceux de Soro, Mabri Toikeuse et Laurent Gbagbo par exemples. Pour l’ex-président du parlement, on s’y attendait car ayant la justice sur son dos, éloigné du pays, il était quasiment impossible que son nom soit réinscrit sur la liste électorale, dont l’a biffé la justice. Idem pour Laurent Gbagbo, lesté par un gros caillou pénal, qui a vu son nom rayé de la liste électorale. Quant à Toikeuse, ou même le patron de LIDER Mamadou Koulibaly ce sont les parrainages qui ont sonné le glas à leur ambition de concourir fin octobre.

Ce dévoilement de la liste définitive, qui respecte la loi, soit sa publication 45 jours avant le jour du vote comporte déjà quelques signes de ce que sera cette âpre lutte.

Le Conseil constitutionnel, en justifiant cette remise des compteurs à zéro pour Ouattara avec cette IIIe République, indique déjà la voie. Pour ceux qui estiment que la candidature de ce dernier est illégale ont tout faux car conformément à la nouvelle Constitution de 2016, il peut bien se représenter pour un 3e mandat. Un aspect qu’avait déjà soulevé Mamadou Coulibaly à l’époque, lequel n’avait pas été écouté.

Aux urnes donc ivoiriens ! Et il faudra souhaiter que  cette présentielle soit paisible, avant, pendant et après. Car Soro et Gbagbo écartés, même s’ils feront chorus derrière Bédié, ont des partisans qui pourraient ne pas être dans une disposition tranquille. Les dés sont jetés, le compte à rebours a débuté, et on entend même son tic-tac. Pourvu que ce ne soit pas celui d’un détonateur conflictogène !

La REDACTION

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