Pâques sous Covid-19 et guerres en Afrique : Rester néanmoins optimiste !

Pâques sous Covid-19 et guerres en Afrique : Rester néanmoins optimiste !

Hier dimanche 4 avril, les chrétiens ont célébré la Pâques qui marque la résurrection du Christ. Une fois de plus, c’est dans un contexte marqué par une résurgence de la pandémie du Coronavirus qu’a été célébrée cette fête pascale. L’Afrique, confrontée à cette dure conjoncture internationale, ne déroge pas à cette règle. En plus de cette pandémie dont l’impact sur les économies déjà fragiles n’est plus à démontrer, le continent fait face à ses vieux démons que sont les conflits, les guerres, et la poussée terroriste qui tend ses tentacules sur des zones jadis considérées comme havres de paix.

Du Mali, Burkina Faso, Niger au Nigéria en passant par la Côte d’Ivoire et désormais au Mozambique, l’hydre terroriste qui avait fait du Sahel son principal repère où les victimes se comptent par milliers, se déploie vers la région côtière où il vient de frapper un grand coup avec la prise, il y a quelques jours de la ville de Palma. Cette menace de plus en plus prégnante, vient se greffer aux conflits armés et guerres civiles, dans une Afrique transformée en champs de bataille, qui endeuillent les populations civiles depuis belle lurette. A ce titre, la Centrafrique, qualifiée de pétaudière ingouvernable en est la parfaite illustration.

Et ce n’est pas sans raison que le successeur de Saint-Pierre a souligné lors de cette nouvelle célébration sous restriction à la Place Saint-Pierre de Rome l’urgence d’éteindre les foyers de tension à travers le monde pour l’épanouissement des peuples et une humanité pacifiée. Aux yeux donc du souverain pontife, cette fête ne tranche pas avec les précédentes mais nous met face aux périls qui menacent l’humanité. C’est ce qui ressort du message papal qui a une fois de plus appelé à la solidarité face à la pandémie et à la crise sociale et économique.  La situation des pauvres et les impotents, laissés ou abandonnés dans un monde de plus en plus caractérisé par le repli sur soi, a fait l’objet d’une vive critique de la part du successeur de Benoit XVI. C’est donc, un défi qui vient d’être lancé à la race humaine pour plus d’humanisme seul moyen pour briser les barrières qui entravent l’harmonie et la paix dans ce monde plus que jamais menacé par l’autodestruction. Il convient donc de rester optimiste, dans cette situation trouble et en dépit de tous ces maux qui assaillent, car l’homme reste cet être doué de raison capable d’opérer les changements les plus surprenants en faveur de la collectivité.

Davy Richard SEKONE

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